Aveyron : l’année du changement pour l'usine Bosch d'Onet-le-Château et pour ses salariés

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  • La ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher  s’était rendue en 2019 sur le site d’Onet-le-Château, au côté d’Heiko Carrié, PDG de Bosch France.
    La ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher s’était rendue en 2019 sur le site d’Onet-le-Château, au côté d’Heiko Carrié, PDG de Bosch France.
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L’année 2021 a été rythmée par les annonces faites par la direction du groupe allemand. Dernièrement, les syndicats ont signé un accord entérinant un nouveau projet industriel pour le site et comprenant une baisse importante des effectifs.

Dernier événement en date pour l’usine Bosch d’Onet-le-Château : les salariés ont signé un accord, à une large majorité, entérinant une transformation industrielle du site de Rodez et le passage de 1 150 à 513 salariés d’ici 2027 et donc la suppression de 750 emplois. Au total en quelques années, l’effectif de l’entreprise, qui comptait encore 2 400 salariés il y a encore quelque temps, aura chuté de trois quarts. Une signature qui était loin de faire l’unanimité, notamment auprès de certains syndicats.

Le projet "Fresh 2"

Quelques mois auparavant, l’actualité de l’usine Bosch a été aussi rythmée par les interventions de la ministre déléguée à l’Industrie, Agnès Pannier-Runacher. Concernant le projet industriel, des "clarifications" ont été apportées par Bosch, a salué le cabinet du ministère. Qualifiées de "bienvenues", ces précisions concernaient notamment la mise en place d’un atelier de fabrication de piles à combustible à hydrogène. Un système destiné à être embarqué sur des camions frigorifiques. Nommé "Fresh 2", ce projet doit faire l’objet d’investissements, la somme de 9 millions d’euros a été annoncée. Au fil des mois, la production de l’usine devrait ainsi basculer vers la fabrication de ces piles à combustible.

Seulement, le syndicat CGT en tête, avait estimé que "le volet industriel était trop insuffisant pour garantir un avenir au site de Rodez. Aucune garantie de volume sur les productions restantes et des nouvelles activités notamment Fresh2 avec des marchés encore inexistants, donc estimatifs". De son côté, la CFE-CGC, estimait qu’un "schéma industriel avec des produits diesel conventionnels associés à d’autres productions hors diesel (demandées par les organisations syndicales depuis 2013) aurait été économiquement et socialement possible". Par ailleurs, dans une récente interview, le président du Ceser, Jean-Louis Chauzy avait assuré que le projet de fabrication de batterie pour véhicules lourds ne se ferait pas en Aveyron, et à Bosch en particulier. Reste à savoir aujourd’hui comment se dessineront les contours du site en 2022.

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