À Marcillac, une journée "communication" pour les opposants à la vidéo-protection

  • Le 24 octobre, les membres du collectif ont déposé une plainte devant le tribunal administratif de Toulouse.
    Le 24 octobre, les membres du collectif ont déposé une plainte devant le tribunal administratif de Toulouse. Centre Presse
  • A midi, les opposants ont déployé une banderole sur le pont situé à l'entrée de la ville
    A midi, les opposants ont déployé une banderole sur le pont situé à l'entrée de la ville Centre Presse - B.S.
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Devant la caméra (bienvenue, celle-là) de l'émission "66 minutes" de M6 et un journaliste de Libération, les opposants à l'installation de la vidéo-protection ont évoqué ce lundi la poursuite de leur combat, désormais devant le tribunal administratif de Toulouse, avant de déployer une banderole à l'entrée de la ville demandant "un village sans caméra".

"Notre but est de faire retirer les caméras". Ce lundi à nouveau et comme ils le font depuis plus d'un an, les membres du Collectif de réflexion citoyenne sur les caméras de Marcillac ont réaffirmé leur ambition. "Ce qui nous oppose aux caméras, c'est un rapport au monde, à la société. Nous sommes un village de 1700 habitants, on vit bien... On déplore ce besoin sécuritaire, à Marcillac et au-delà", a notamment affirmé Jonathan, membre du collectif.

En guise d'invités de marque, les opposants recevaient une équipe de "66 minutes" (M6) ainsi qu'un journaliste du quotidien Libération, à même de médiatiser leur lutte au-delà des frontières aveyronnaises. L'occasion pour les membres du collectif, qui compte une vingtaine de membres, de revenir chronologiquement sur ce dossier, depuis sa validation en novembre 2020 par la mairie jusqu'aux derniers faits, à savoir, en décembre 2021, la dégradation de deux des cinq appareils, aujourd'hui encore hors service.

Tracts, affichage, banderoles, réunions... Plusieurs manifestations d'opposition ont accompagné la mise en place des caméras mais, depuis le 24 octobre, le dossier a pris une tournure juridique : "Nous avons déposé une plainte au tribunal administratif de Toulouse", explique Loïc. Pour activer ce nouveau levier, les membres du collectif s'appuient sur une décision de justice rendue par la cour administrative de Nantes et contraignant la commune de Ploërmel (Morbihan) à débrancher 19 de ses 40 caméras. "Nous sommes exactement dans le même cas : ces caméras ne répondent pas aux petits actes d'incivilité, si tant est qu'il y en ait", poursuit Loïc.

"À Marcillac, deux caméras servent à filmer l'entrée à la maternelle, les trois autres servent à surveiller des containers à poubelles, sur deux lieux différents. Le coût est de 18 000 euros... Est-ce que c'est justifié pour un village comme Marcillac ? Il n'y a pas de dialogue possible, alors nous avons décidé de déposer plainte" explique Nathalie, membre du collectif.

À midi, les opposants ont déployé une banderole sur le pont situé à l'entrée de la ville afin de porter une nouvelle fois leur message localement, avant qu'il ne le soit bien plus largement, dans les colonnes de Libération et sur M6 d'ici quelques semaines.

Xavier Buisson
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