L’Aveyron de... Nicolas Sanhes : " Ma fascination pour l’Aubrac est intacte "

  • Nicolas Sanhes se dit très fier de "contribuer à la transformation et l’attractivité artistique du territoire" 	@NS
    Nicolas Sanhes se dit très fier de "contribuer à la transformation et l’attractivité artistique du territoire" @NS
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Artiste plasticien, sculpteur, peintre, Nicolas Sanhes, avec ses œuvres monumentales, joue avec les vides, les pleins, l’équilibre, la contrainte. Un travail total d’une matière en mouvement qui lui a permis d’exposer un peu partout mais aussi de hisser ses œuvres de métal dans de nombreuses villes de France. 

Aujourd’hui pleinement investi dans la peinture, qui fait immanquablement écho au jeu de perception spatiale qu’il modèle dans ses sculptures, le Ruthénois jette un petit coup d’œil dans le rétroviseur et nous dévoile un peu de son Aveyron.

UN LIEU EMBLÉMATIQUE

J’ai une affection toute particulière pour Rodez bien entendu. C’est là où je suis né, là où j’ai passé une grande partie de mon enfance. C’est aussi là où j’aime me balader. Musarder dans les petites rues du centre-ville, faire le tour des musées, prendre un verre en terrasse l’été. Je me sens toujours bien ici.

UN ENDROIT Où SE RESSOURCER

L’Aveyron dans son ensemble. Rien de précis, le département, ses paysages, son authenticité. Tout est "vrai" ici, contrairement à pas mal d’autres régions. Quel que soit le lieu, j’ai donc toujours ici ce sentiment de légèreté, de plénitude. C’est là où véritablement j’aime me ressourcer. Mais c’est vrai aussi que chaque fois que je passe sur l’Aubrac, j’ai toujours une émotion particulière, cette fascination intacte : qu’est-ce que c’est beau !

UN RITUEL IMMUABLE

Faire un tour au musée Soulages à Rodez. Puis passer près de ma sculpture (inaugurée en 2019 dans le jardin des Capucins de l’îlot Combarel) pour voir comment elle évolue. Plutôt pas mal d’ailleurs (rires). J’en suis très content.

UNE PERSONNALITÉ MARQUANTE

Facile. Pierre Soulages évidemment. Il y a plein de belles personnes en Aveyron, de belles personnalités mais la plus connue reste quand même Pierre Soulages dont je loue la créativité, la carrière, la longévité. Il a connu Picasso et beaucoup d’autres, tous les grands à une époque, à Paris, qui fait date dans l’histoire de l’art. Quelle trajectoire, quel destin !

UN SOUVENIR PARTICULIER, UNE ANECDOTE

Pour faire le lien avec Pierre Soulages, je me souviens enfant, quand je fréquentais l’école Gally à Rodez, avoir ramené à la maison un livre sur ce peintre ruthénois qui déjà me fascinait. Je l’ai retrouvé plus tard en préparant le concours des Beaux-Arts. Finalement ce livre a beaucoup compté pour moi. Déjà pour ce qu’il représente mais aussi parce qu’il m’a permis de me dire que mon rêve aussi était possible…

UNE SPÉCIALITÉ GASTRONOMIQUE

Franchement, toutes les bonnes choses dont regorge ce département. N’en donner qu’une seule est trop difficile (rires). J’aime tout. J’aime notamment le cou d’oie farci au foie gras que j’ai découvert sur le marché de Rodez. A tomber par terre. Mais ne comptez pas sur moi pour vous donner l’adresse (rires)… J’en veux encore à mon retour…

UNE JOURNÉE IDÉALE

Elle se déroulera évidemment autour de ma famille, mes proches. J’aime revenir et consacrer du temps à mes parents. J’aime me balader à Rodez, une ville qui évolue, dont la population change. J’adore aussi faire le tour des musées. C’est indispensable pour moi. Boire quelques verres avec les copains, partager une bonne table. J’aime beaucoup cette simplicité.

UN RÊVE, UN SOUHAIT

Certains de mes rêves se sont réalisés. Des gamins de Rodez, de l’Aveyron, ont aujourd’hui la capacité de découvrir l’art comme les petits New-yorkais. Ils ont un outil formidable à portée de main. C’est essentiel. Mais quitte à rêver, j’aimerais aussi qu’il y ait encore plus d’art à Rodez, plus de sculptures, que la créativité soit toujours valorisée.

Aurélien Delbouis
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