Covid-19 : Omicron pourrait mettre fin à la pandémie, pas les doses de rappel

  • La 4e dose de rappel aura-t-elle lieu ?
    La 4e dose de rappel aura-t-elle lieu ? Centre Presse - José A. Torres
Publié le , mis à jour

L'Agence européenne des médicaments a estimé que le nouveau variant, en train de devenir majoritaire sur la planète, va faire évoluer la pandémie, avec laquelle le monde pourra apprendre à vivre. L'EMA remet également en cause la stratégie de rappel engagée par de nombreux pays.

L'utilité d'une quatrième dose est-elle remise en cause ? En effet, le régulateur européen a également exprimé des doutes quant à l’administration d’un quatrième vaccin à la population, affirmant que l’injection de doses répétées n’était pas une stratégie "durable", révèle Le Parisien"Personne ne sait exactement quand nous serons au bout du tunnel mais nous y arriverons" a assuré mardi  Marco Cavaleri, chef de la stratégie vaccinale de l'Agence européenne des médicaments (EMA), lors d'une conférence de presse.

Selon lui, le variant Omicron pourrait bien s'avérer la bonne nouvelle que certains avaient pressentie, au moment de son identification en Afrique du Sud, fin novembre dernier. " Avec l’augmentation de l’immunité dans la population - et avec Omicron, il y aura beaucoup d’immunité naturelle en plus de la vaccination - nous avancerons rapidement vers un scénario qui sera plus proche de l’endémicité", a ajouté le responsable de l'agence européenne du médicament.

La stratégie des doses de rappel remise en cause

"Si nous avons une stratégie dans laquelle nous donnons des rappels tous les quatre mois, nous finirons par avoir potentiellement des problèmes de réponse immunitaire", a déclaré Marco Cavaleri, au Parisien"Et deuxièmement, il y a bien sûr le risque de lassitude de la population avec l’administration continue de doses de rappels", a-t-il ajouté.

Les pays devraient plutôt commencer à penser à espacer les rappels à des intervalles plus longs et à les administrer au début de l’hiver, comme le vaccin contre la grippe, a-t-il soulevé. Entre autres, le responsable de l'EMA estime préférable de "réfléchir à un booster qui serait mieux espacé dans le temps", par exemple en synchronisation avec le début de la saison froide, indique-t-il dans Les Echos.

 

Centre Presse Aveyron
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