Le Rodez Aveyron football orphelin de René Mori

Abonnés
  • René Mori (à l’arrière-plan) aux côtés de Jérémie Roumégous, Gregory Ursule et Pierre-Olivier Murat, en 2011.
    René Mori (à l’arrière-plan) aux côtés de Jérémie Roumégous, Gregory Ursule et Pierre-Olivier Murat, en 2011. Jean-Louis Bories
  • René Mori raccompagne Anthony Moura-Komenan aux vestiaires, à Paul-Lignon. René Mori raccompagne Anthony Moura-Komenan aux vestiaires, à Paul-Lignon.
    René Mori raccompagne Anthony Moura-Komenan aux vestiaires, à Paul-Lignon. Jean-Louis Bories
Publié le

Actionnaire du club, membre du conseil d’administration depuis de nombreuses années et proche du président Pierre-Olivier Murat, René Mori s’est éteint mardi 11 janvier, à l’âge de 68 ans.

Avec le décès de René Mori, survenu mardi, à l’âge de 68 ans, le Rodez Aveyron football a perdu l’un de ses dirigeants emblématiques. Plus souvent dans l’ombre que dans la lumière, il était néanmoins une figure connue de tous les habitués de Paul-Lignon et a joué un rôle dans la structuration du club ces vingt dernières années et son ascension vers le monde professionnel. "Il a été à l’initiative de la création de la SASP du Raf (NDLR : société anonyme sportive et professionnelle, fondée en 2004) avec Joël Pilon et moi-même, a rappelé Pierre-Olivier Murat, le président ruthénois, dans un communiqué du club saluant sa mémoire. Dirigeant pendant de très nombreuses saisons, il fera partie des premiers actionnaires du club." Et était d’ailleurs toujours au capital du Raf jusqu’à sa disparition.

Le décès de René Mori rappelle les souvenirs d’une autre époque, durant laquelle la santé sportive des sang et or était bien plus précaire. Au début du siècle, il était en effet le membre du conseil d’administration d’un club descendu en CFA 2 (cinquième division), aux finances incertaines et vivant toujours avec le poids du temps glorieux de la Division 2, au début des années 90.

"Il était celui qui voyait le plus de matches"

Mais celui qui était connu avant tout en tant que secrétaire départemental du syndicat Force ouvrière a aussi pris part à la renaissance du club ruthénois. En 2003, quelques semaines après une relégation en Division d’honneur évitée de justesse, René Mori était ainsi en première ligne au moment de la reprise du club par un collectif d’entrepreneurs, parmi lesquels figuraient Jean-Louis Gayrard, devenu président, et Thierry Nesson.

Le début d’une période plus faste, avec la montée en CFA obtenue un an plus tard par la troupe menée par Régis Brouard. Côté coulisses, cette période a aussi été marquée par le retour au club de Joël Pilon, l’arrivée de Pierre-Olivier Murat et le retour vers une meilleure stabilité financière. "Il nous a beaucoup aidés. C’était un homme avec des idées très claires, franches et directes, se souvient l’actuel président. Sa connaissance du monde économique a été précieuse." Tout comme sa passion. "Le week-end, il allait voir la réserve, les 16 ans, les 14 ans… Au club, il était celui qui voyait le plus de matches", ajoute-t-il.

Avec le Raf, René Mori a vécu aussi la montée en National, en 2007, la relégation quatre ans plus tard, ainsi que les années difficiles qui ont suivi. Avant d’assister à l’ascension vers le monde professionnel, depuis 2017. "La seule chose qui me redonne le sourire, c’est qu’il ait pu voir notre club se structurer, obtenir deux montées en trois ans, et évoluer en Ligue 2 depuis maintenant trois saisons, notre rêve commun depuis le début…", a souligné Pierre-Olivier Murat.

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 1€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 23h15 la veille
  • Publicités limitées
Guillaume Verdu
Voir les commentaires
Réagir

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?