Le Bas-Ségala : sur les traces des martinets

  • Le site du martinet de la Ramonde, un lieu magique.
    Le site du martinet de la Ramonde, un lieu magique.
  • Le roudet tourne à plein régime pour entrainer le martinet. Le roudet tourne à plein régime pour entrainer le martinet.
    Le roudet tourne à plein régime pour entrainer le martinet.
  • Le feu et les outils des martinaïres.
    Le feu et les outils des martinaïres.
  • Les gestes d’un savoir-faire traversant les siècles.
    Les gestes d’un savoir-faire traversant les siècles.
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Comme sur bien des cours d’eau, autour de la Bastide l’Évêque, les moulins furent le poumon de la vie économique. Que ce soit pour transformer les céréales en farine ou en utilisant la force de l’eau pour débiter les arbres. Mais la spécificité des moulins du Lézert résida en l’organisation des "martinets", des forges battant le cuivre en le transformant en ébauches de chaudrons, outils et autres. Et ce, grâce à un ingénieux système qui en captant la force de l’eau entraînait deux roues à aube ; l’une activant un imposant soufflet faisant chanter la braise, l’autre mettant en branle le marteau ayant pour mission de battre le cuivre et de le façonner.

Terre de mines, le pays Bastidien extrayait dès la période Gallo-Romaine de ses entrailles cuivre, argent et plomb. L’apogée se situant au sortir du Moyen-Âge où, autour du XIVe siècle, le long du Lézert- le débit de l’eau se maîtrisait mieux que sur l’Aveyron- on dénombra jusqu’à treize martinets. L’histoire aurait pu s’arrêter là, autour des ruines du passé. Sauf que des passionnés de leur "pays" ne jouant pas les Don Quichotte ont repris en main le destin de certains de ces "moulins de poche". Avec l’association "les Martinets du Lézert", fondée en 1996, ils bousculent des montagnes, et surtout des tonnes de pierres, terre et gravats. Une œuvre collective, où la transmission demeure le fil conducteur majeur.

150 coups de marteau par heure

Le ruisseau du Lézert qui serpente, les réserves d’eau des martinets de La Ramonde et de Labro, un joli pont de pierre, un jardin botanique… À l’origine, chaque martinet supposait au moins trois personnes - le martinaïre, un apprenti et un fondeur. Le martinet de La Ramonde a été entièrement reconstitué à l’identique par des bénévoles. Le bois de chêne, la pierre à enclume prise dans le sol et calée sur un lit de sable, la roue à aube qui équivaut à un moteur de 500 CV, les soufflets de la forge, les briques réfractaires pour atteindre les 800°, le moule de cendre de charbon de bois, les pièces de jute humidifié autour des jambes du martinaïre qui parvenait à tenir la cadence de 150 coups de marteau par heure…

Marie-Hélène REGOURD
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