Bassin decazevillois : à la fonderie Sam, "On est encore loin du compte !"

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  • Ghislaine Gistau, Sébastien Lallier et David Gistau, représentants CGT du personnel.
    Ghislaine Gistau, Sébastien Lallier et David Gistau, représentants CGT du personnel. DDM
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Cela fait aujourd’hui 57 jours que les Sam occupent les locaux de l'usine viviézoise. Et cela risque encore de durer tant que les revendications ne seront pas satisfaites.

On est loin du compte. À la suite de la rencontre avec le ministre Bruno Le Maire, mercredi dernier à Paris, ce dernier s’est fendu d’un communiqué pour dire que tout était réglé. "C’est loin d’être le cas. Ce communiqué est juste de la com et il est mensonger", expliquent Ghislaine Gistau, Sébastien Lallier et David Gistau, représentants CGT du personnel.

"Sur le CSP (contrat de sécurisation professionnelle), les mesures d’accompagnement spécifiques pour les personnes âgées sont à l’étude. Ils vont se rapprocher de la Carsat ; voire le fond auto car cela concernerait les 1 300 personnes licenciées dans le secteur de la fonderie en France. Cela reste à l’étude et non validé.

Concernant les 25 000 € annoncées par salarié, il s’agit de sommes brutes. Et quand on interroge le ministre pour savoir quelles seront les modalités d’attribution et le régime fiscal, il est incapable de répondre. Nous considérons avec les salariés que c’est largement insuffisant car nous avons pour la plupart plus de 30 ans d’ancienneté dans cette entreprise. Il est hors de question que l’on se satisfasse de cette somme en réparation du préjudice que nous subissons tous".

Les représentants poursuivent : "Le point qui a un peu avancé concerne le CSP, Les salariés ayant choisi une formation longue durée pourront bénéficier de six mois de plus du maintien de 75 % de leur salaire brut". L’occupation de l’usine se poursuit "car on n’a pas de nouvelles sur le projet alternatif, qui est la principale préoccupation des salariés ; que ce site puisse de nouveau démarrer, créer des emplois pour nous et le territoire. Tant qu’il n’y aura rien de concret on continuera à protéger l’outil de travail. Encore hier, on réparait des fuites d’eau".

Gaz et électricité : les risques

Se pose par ailleurs un risque en cas de coupure d’électricité ou de gaz : "Ministère et mandataires se demandent comment seront payées les factures. Ils n’ont qu’à se retourner vers Renault qui s’était engagé devant le tribunal de commerce à financer la période en totalité. Or, depuis juin 2021, en dépit de ses engagements, il n’y a eu aucun abondement de la part de Renault en trésorerie. Aujourd’hui, les mandataires ont mis Renault en demeure. Charge à eux ou au ministère de récupérer les fonds et payer les factures de gaz et d’électricité car sans cela, ce serait un sabotage de l’outil de travail car les fours sont pleins de métal en fusion, et la moindre coupure pourrait déconnecter une quenouille et le métal en fusion pourrait se déverser dans les ateliers".

Enfin, les représentants du personnel fustigent la cellule de reclassement "qui n’a aucune empathie et met une pression inutile et malvenue sur des salariées et des salariés qui n’ont pas fait leur deuil. Ces gens ont même proposé à une salariée de 59 ans de travailler de nuit dans le secteur agroalimentaire".

Arnaud Viala, président du Conseil départemental de l’Aveyron et Christian Tieulié, conseiller départemental Lot-et-Dourdou viendront à la Sam ce mardi 18 janvier en début d’après-midi.

Puis une réunion entre les Sam et le collectif Tous Ensemble aura lieu en fin de journée.

Grand rassemblement ce samedi à 10 h 30 devant l'usine

Afin d’expliquer les tenants et aboutissants et la réalité des derniers événements, les Sam organisent un nouveau grand rassemblement ce samedi 22 janvier à 10 h 30 devant les locaux de la Sam « pour travailler encore au pays ».
À cette occasion, plusieurs salariés et salariées s’exprimeront. Des œuvres d’art représentant le fondeur de Sam stylisé seront offertes aux participantes et participants.
 

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Bernard-Hugues Saint-Paul
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