Rodez : comment "voir" le musée Soulages autrement ?

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  • Christel Lagarrigue et Christophe Hazemann veulent ouvrir le musée à tous les publics.
    Christel Lagarrigue et Christophe Hazemann veulent ouvrir le musée à tous les publics. José A. Torres
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Les équipes du musée Soulages ont élaboré différents supports qu'ils mettent à la disposition des publics en situation de handicap. Cette politique a pour objet d'enlever les freins et d'inclure tout le monde. 

Pour certaines personnes, pousser la porte d'un musée n'est pas chose aisée. Cela est encore plus difficile lorsque l'on a des handicaps. Pour permettre à un large public de profiter pleinement de ses expositions temporaires et permanente, le musée Soulages a imaginé des solutions innovantes. 

Pour le public en situation de déficience visuelle, le musée met à disposition plusieurs supports. "Le premier qui avait été imaginé et réalisé par le musée est un petit livret où l'on peut toucher quelques  reproductions des œuvres de Pierre Soulages", note Christel Lagarrigue, médiatrice et animatrice, en montrant les différentes textures sur le support. Pour compléter cet outil, l'équipe du musée a ensuite planché sur un livret retranscrit en  braille. Le plan des salles des différentes expositions est représenté sur du papier thermogonflé. "Cela permet aux personnes à déficiences visuelles de repérer les obstacles et de déambuler à travers l'exposition, tout en se représentant l'espace", précise Christel Lagarrigue. 

À l'heure où il est beaucoup question d'inclusion, le musée Soulages cherche à intégrer les différents profils des publics, en allant au-delà des déficients visuels. "Il faut que tout le monde puisse venir à Soulages et que le handicap ne soit pas un frein. Par exemple, nous travaillons déjà avec les enfants autistes, parfois sans le savoir, car  lors d'une visite le maître d'école  peut ne pas le dire.  Mais, souvent, nous le savons car nous travaillons avec des institutions spécialisées", rappelle Christel Lagarrigue. 

D'ailleurs, le prochain travail d'envergure concernera l'autisme en milieu scolaire. "Il y a une demande dans ce sens de la part des professionnels", souligne Christophe Hazemann, directeur adjoint du musée. Ces publics (dont les scolaires)  imposent aux équipes du musée une adaptation permanente. En plus de l'élaboration des textes et une simplification lexicale dont se chargent les professionnels ruthénois, le musée fait appel à du personnel extérieur pour une relecture du braille, tandis que l'entreprise CTEB (centre de transcription  et d'édition en braille) à Toulouse réalise et conceptualise les supports. 

Par ailleurs, le musée prépare une maquette du musée. "La maquette permettra de comprendre l'architecture du musée et donnera à voir les toits, ce qu'on ne voit jamais en réalité. Je pense qu'elle intéressera au-delà des publics en situation de  handicap", confie Christophe Azemann. Pour compléter la boîte à outils, le musée Soulages dispose tout naturellement d'audioguides et d'audiodescriptions. Ces derniers expliquent non pas l'œuvre, mais la façon dont elle est représentée. En ce moment, il est d'ores et déjà possible de visiter l'exposition Chaissac et CoBrA à l'aide du livret en braille, jusqu'au 8 mai. 

 

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