Ligne aérienne Rodez-Paris : un nouvel appel d'offres lancé en cas de départ d'Amelia

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  • Arnaud Viala, président du conseil départemental et du syndicat mixte de l'aéroport.
    Arnaud Viala, président du conseil départemental et du syndicat mixte de l'aéroport. Centre Presse - José A. Torres
Publié le , mis à jour

S'il ne ferme pas la porte aux discussions avec Amelia, le Département lance en parallèle un nouvel appel d'offres pour la liaison Rodez-Paris.

La réunion a duré plus d'une heure et demie, dans les bureaux du conseil départemental. Et elle était d'une rare importance. Toutes les parties du syndicat mixte de l'aéroport de Rodez - le Département, la Région, l'Agglomération de Rodez et la CCI -, devaient décider des suites à donner concernant le conflit qui l'oppose à la compagnie Amelia. Le 4 janvier dernier, cette dernière, en charge de la liaison Rodez-Paris depuis janvier 2020, avait dénoncé la délégation de service public qui la lie logiquement avec l'aéroport jusqu'en 2024. Le ministre des transports, Jean-Baptiste Djebbari, en a été informé par courrier, tout comme le président du syndicat mixte et du conseil départemental Arnaud Viala. "J'ai été surpris, comme tout le monde...", ne cache-t-il pas. Désormais, les deux parties ont jusqu'au 4 juillet prochain pour trouver une solution de sortie à ce bras de fer. Sinon, Amelia quittera définitivement le tarmac aveyronnais.

Amelia s'est-elle brûlé les ailes ?

En attendant, Arnaud Viala a annoncé ce vendredi qu'il ne fermait pas encore totalement la porte au PDG de la compagnie, Alain Regourd. Il souhaite, avec ses partenaires du syndicat mixte, le rencontrer prochainement afin de "connaître véritablement son état d'esprit".

Mais l'homme politique a surtout annoncé qu'il lancerait "au plus vite" un nouvel appel d'offres pour l'exploitation de cette ligne. "L'objectif est que si Amelia s'en va, il y ait une nouvelle compagnie dès le 5 juillet. Nous sommes conscients de l'enjeu majeur de maintenir cette desserte et de ne pas avoir de rupture de service pour les Aveyronnais et surtout les acteurs économiques du territoire", a-t-il confié ce vendredi. Rappelons qu'il y a une semaine, le président du conseil départemental avait indiqué qu'il était, selon lui, "difficile d'avancer sans un rapport de confiance"...

La compagnie Amelia se serait-elle donc brûlé les ailes à entreprendre ce bras de fer avec les politiques aveyronnais ? Ou tout rentrera-t-il dans l'ordre d'ici peu ? On n'en saura pas plus. Arnaud Viala s'est refusé à faire "tout commentaire sur Amelia" ce vendredi et a dit vouloir "apaiser les choses". Toujours est-il que la dénonciation de la DSP a particulièrement fait tousser dans les organes officiels et notamment au sein du Département qui, lors de la première année d'exploitation de la ligne par Amelia, avait abondé la compagnie d'un million d'euros pour compenser ses pertes liées à la crise sanitaire... 

La question centrale du centre de maintenance

Le 14 janvier dernier, dans nos colonnes, Alain Regourd, l'Aveyronnais PDG de la compagnie, avait expliqué qu'il ne pouvait continuer d'exploiter la ligne "sans aucune communication avec le Département". "Aujourd'hui, si on ne veut plus de moi, qu'on me le dise, je partirai", n'avait-il pas caché. Surtout, il avait dénoncé "le retard" dans la mise en place de son centre en maintenance, annoncé en grande pompe sous la précédente mandature du conseil départemental. Ce centre devait mener à la création de dizaines d'emplois, 50 selon les prévisions les plus optimistes. "On a tout pour le faire, on ne manque pas de travail et je pense que l'Aveyron en a bien besoin avec les épisodes Bosch et Sam ! Mais on attend toujours qu'on nous livre le hangar promis", regrettait l'entrepreneur, originaire de Rieupeyroux. 

Ce vendredi, Arnaud Viala a indiqué que la facture prévisionnelle des travaux s'élevait à 3,2 millions d'euros. Et qu'il avait lancé un appel d'offres pour les entreprises avant qu'Amelia ne dénonce son contrat avec le syndicat mixte... "Nous discuterons de ce projet mais je rappelle que les Aveyronnais sont regardants quand il s'agit de dépenses publiques et on se doit de connaître tous les tenants et aboutissants", a-t-il simplement commenté. Affaire à suivre donc.

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