Bassin decazevillois : 3 000 personnes réitèrent leur soutien aux salariés de l'usine Sam

  • Ghislaine Gistau n’a pas mâché ses mots à l’encontre de Renault qui ne paye pas les factures restantes.
    Ghislaine Gistau n’a pas mâché ses mots à l’encontre de Renault qui ne paye pas les factures restantes. D.L.
  • Une fois de plus, la population du Bassin s’est mobilisée.
    Une fois de plus, la population du Bassin s’est mobilisée. D.L.
  • Distribution de la sculpture du fondeur et de médaillons Sam.
    Distribution de la sculpture du fondeur et de médaillons Sam. D.L.
  • Cinq salariés ont apporté leur témoignage et dit leur attachement à l'entreprise et au Bassin.
    Cinq salariés ont apporté leur témoignage et dit leur attachement à l'entreprise et au Bassin. D.L.
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Une fois de plus, la population du Bassin et des environs a répondu en nombre, samedi 22 janvier, pour soutenir les salariés de la fonderie viviézoise.

Ce sont en effet 3 000 personnes environ, auxquelles se sont jointes des délégations paysannes et syndicales de près de dix départements, qui se sont retrouvées, dans le froid, samedi 22 janvier en fin de matinée, devant l’usine de la zone des Prades. En arrivant sur le site, beaucoup se sont procuré des sculptures du fondeur et des médailles « Sam ».

Ghislaine Gistau a fait le point sur la situation, fustigeant Renault qui a poussé la Sam à la mono industrie et le gouvernement : « nous vivons une injustice, un véritable scandale d’État ». Les mandataires n’ont pas été épargnés, eux « qui ont tourné leur veste ». Quant à la cellule de reclassement, « nous leur avons fait une explication de texte face à tant de mépris ». Ghislaine a poursuivi : « On dit qu’on pollue en restant dans l’usine. Et Renault ne pollue-t-il pas en faisant fabriquer ses pièces par CEI, avec des trajets allers-retours Roumanie-Espagne, transportant des pièces qui pèsent chacune 500 grammes de plus que celles que nous savons faire ? Quelle indécence ! ».
En suivant, des employés ont apporté leurs témoignages (lire ci-dessous).

Puis les élus locaux, départementaux et régionaux ont salué le combat des salariés qui restent dignes, dans un contexte éprouvant, face à des interlocuteurs muets. David Gistau a conclu les interventions, s’en prenant à la politique actuelle : « Ils ont du pognon pour liquider les entreprises mais pas pour faire repartir des projets alternatifs viables, cela ne les intéresse pas, alors que la fonderie française court à sa perte. Et ils savent pertinemment que nous savons produire tous types de pièces en alu, un gâchis sans nom. Mercredi 26 janvier, une délégation de la Sam ira rencontrer la préfète ».

Des salariés présentent leurs bouleversants témoignages

Valérie Butet, Benoît Chauchard, Sandrine Dufraisne, Maxime Malirat et Sébastien Verhnes, cinq ex Sam, comme on peut les appeler désormais, ont apporté leur témoignage et leur attachement à l’entreprise, au « pays ».
« Je ne suis pas originaire d’ici, mais grâce à la Sam, travaillant au bureau d’études, je me suis épanoui et fondé une famille m’étant installé dans le Bassin », a dit Benoît. « J’ai l'impression de vivre un cauchemar sans fin, une escroquerie de grande ampleur, c’est un choix délibéré de nous jeter à la poubelle », s’est exclamé Sébastien.
« Après 33 ans d’ancienneté, la Sam m’a permis d’acquérir diverses compétences. Avec les employés, c’est comme une deuxième famille. Renault et le gouvernement nous ont trahis », a confié Valérie.
« Je m’étais déjà exprimé en avril 2021. Nous sommes victimes d’une délocalisation injuste, ceux qui ont le pouvoir et les puissants ressemblent à des vautours qui attendent que l’on soit à bout de souffle pour porter l’estocade finale. Mais nous ne lâcherons rien », a insisté Maxime.
Enfin, Sandrine s’est exprimée en dernier. « Infirmière à la Sam depuis quelques années, je partage la colère et l’indignation de mes collègues. Nous sommes sacrifiés au nom du profit. L’histoire se répète sur ce territoire bafoué, méprisé ».

 

Didier Latapie
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Les commentaires (1)
LouBecarut Il y a 4 mois Le 23/01/2022 à 11:19

Les élites françaises ont déserté le monde du travail depuis belle lurette.