Gymnastique - Monique Nattes, présidente du comité de l'Aveyron : "Ça repart doucement à la hausse"

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  • "La pause forcée a fait du mal, mais tous les clubs se sont remis en marche", positive Monique Nattes.
    "La pause forcée a fait du mal, mais tous les clubs se sont remis en marche", positive Monique Nattes. Centre Presse - Jean-Louis Bories
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Après avoir perdu environ 300 licenciés à cause de la crise sanitaire, le comité de l'Aveyron commence à remonter la pente.

"L'année 2021, comme 2020, a été très compliquée : aucun regroupement n'a pu avoir lieu, les compétitions, les stages, les formations... ont été annulés. Il a fallu beaucoup d'imagination et de courage de la part des entraîneurs pour parvenir à garder le lien avec les gymnastes." En marge de l'assemblée générale du comité départemental ce mercredi soir, sa présidente Monique Nattes a d'abord tenu à saluer l'investissement des cinq clubs aveyronnais (Decazeville, Flavin, Millau, Rodez et Villefranche), mis à rude épreuve par la crise sanitaire depuis deux ans : "Les coaches étant la plupart du temps salariés, ils ont continué à entraîner aux horaires prévus pour beaucoup, en proposant le plus de séances possible en extérieur. Quelques cours en présentiel ont aussi pu être remplacés par des visios, mais certains clubs ont dû fermer. L'activité n'a pu repartir qu'en juin."

Alors forcément, le nombre de licenciés en a pâti. "Début 2020, nous étions à 1 500 grâce à une petite augmentation, à peu près similaire à celles des saisons précédentes, rappelle la dirigeante. Il y a un an, on s'est rendu compte que le Covid-19 nous avait fait perdre 300 pratiquants. Aujourd'hui, on se situe à 1 233. Ça repart doucement à la hausse."

"Doucement" à cause de la cinquième vague, qui ne permet pas d'exercer la discipline dans des conditions normales. "Les gymnastes peuvent enlever le masque uniquement quand ils sont sur les agrès. Et comme des cas positifs continuent d'apparaître un peu partout, on recense beaucoup d'absents aux séances en ce moment. Cette situation demande beaucoup de temps et d'organisation aux entraîneurs."

Le retour des challenges départementaux

Et pèse aussi sur les finances : "Les clubs s'en sortent, mais il ne faut pas que ça perdure. Là, ils sont en difficulté pour organiser de gros événements." L'association ruthénoise, qui reçu le label "or" de la fédération pour quatre ans le 8 octobre, a ainsi dû remettre la création d'une compétition nationale à au moins 2023. Mais elle proposera tout de même une manifestation régionale les 19 et 20 mars à l'amphithéâtre. L'Envol gym de Flavin en mettra, elle, deux sur pied cette année alors que Decazeville et Millau n'ont rien prévu.

Du côté du comité, tout va bien sur le plan économique. "Mais on n'a toujours pas pu avancer, souffle Monique Nattes. On stagne." Une bonne nouvelle tout de même, les challenges départementaux devraient faire leur retour le 12 février, à Rodez, et le week-end du 19-20 mars, à Villefranche, après environ deux ans et demi d'absence. "On est confiant. Il faudra juste respecter le protocole imposé par la FFG. Au lieu de remettre toutes les récompenses en fin de journée, les podiums se tiendront à l'issue de chaque tour pour éviter au maximum les rassemblements."

Enfin, les formations, notamment de juges, ont repris : "On essaye de repartir sur le rythme des années d'avant-Covid. Même s'il y a toujours ce grand point d'interrogation, notre objectif est d'atteindre de nouveau la barre des 1 500 licenciés à la fin de l'année."

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