La ministre Brigitte Klinkert découvre l’exemplarité aveyronnaise en matière d'insertion

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  • La ministre a rencontré plusieurs associations du ruthénois.
    La ministre a rencontré plusieurs associations du ruthénois. Centre Presse - José A. Torres
Publié le , mis à jour

La ministre déléguée en charge de l’Insertion était en Aveyron jeudi. Elle a pu échanger avec les responsables des différentes structures qui œuvrent à la prise en charge des publics les plus éloignés de l’emploi.

Elle est venue voir un territoire où les choses fonctionnent bien. Brigitte Klinkert, ministre déléguée en charge de l’Insertion a fait le déplacement en Aveyron jeudi. Après un passage à Villefranche, pour visiter la Recyclerie du Rouergue et avant un voyage à Saint-Affrique, pour découvrir La biscuiterie des Cazes, elle a fait un long arrêt par Rodez, où elle a été reçue par Christian Teyssèdre, dans les nouveaux locaux de l’Agglo.

Là, elle a rencontré les représentants de quatre structures en charge de l’insertion. Toutes, sont très actives, même dans un territoire où la problématique du chômage est assez faible. "Nous avons, sur la zone d’emploi de Rodez, un taux de 4,5 % (5,8 %) pour l’Aveyron, a expliqué le maire et président de l’agglomération. Nous en sommes très fiers et cela est dû au travail des entreprises qui ont beaucoup investi au fil des générations. Pour autant, même si nous sommes au plein-emploi théorique, il reste beaucoup de situations difficiles à résoudre."

Prendre en charge les personnes les plus éloignées de l'emploi

Et notamment la prise en charge des "invisibles". Ceux qui sont très éloignés de l’emploi, du système, pas forcément même, pour certains profils, les plus jeunes notamment, intégré dans les chiffres du chômage. Alors à Rodez, de nombreuses structures œuvrent au quotidien. André Drubigny, le président de la Pantarelle, a présenté le rôle de son association, qui est spécialisée dans l’accueil de jour, qui travaille au quotidien à l’accueil des "exclus, des SDF, des marginaux…"

En tout en 2020, elle a pris en charge 378 personnes, dont 80 femmes et sept mineurs non accompagnés et leur a proposé diverses prises en charge, et ateliers. "Aujourd’hui je pense que le nombre de places d’hébergement, en Aveyron est suffisant, a-t-il expliqué. Personne n’est à la rue sauf ceux qui sont réfractaires à être accueillis." Et pour ceux-là, l’association essaie aussi de trouver des solutions d’accompagnement grâce notamment à un psychologue, qui plusieurs fois par semaine, va au contact des personnes dans la rue.

Du côté d’Emmaüs, on est également très fier de pouvoir compter "trente compagnes et compagnons" à l’année. Tous, avec les nombreux bénévoles, œuvrent à mettre en place des projets solidaires, mais aussi à lutter contre "les dérives de la société de consommation et leurs conséquences", a détaillé le président des antennes de Rodez et de Villefranche-de-Rouergue, Cédric Mayrand. Emmaüs qui propose également un accueil à l’année, par uniquement pour ses compagnons regorge de projets pour ses deux antennes.

L’insertion par l’emploi

En plus de ces deux structures qui prennent en charge les personnes les plus en difficulté, Brigitte Klinkert, a également souhaité échanger avec les structures directement créatrices d’emplois. C’est le cas de l’Asac, structure d’accueil, d’orientation et d’évaluation du potentiel des personnes en recherche d’emploi, qui rayonne sur l’Aveyron, ainsi qu’une partie du Ségala et du Lévézou, spécialisée dans l’accueil, l’orientation et l’évaluation du potentiel des personnes en recherche d’emploi. En 2021, elle a réussi à salarier 243 personnes. Un chiffre en augmentation de près de 30 % par rapport à l’année précédente, tout en sachant que 80 % de ces personnes étaient bénéficiaires des minima sociaux ou sans ressources.

De son côté de la régie de territoire Progress mène notamment des actions spécifiques en matière d’insertion dans les quatre quartiers dits "prioritaires" du Grand Rodez. Elle a réalisé, en 2021, 35 000 h de prestations, notamment auprès des collectivités, qui permettent de salarier des personnes "éloignés" de l’emploi. C’est notamment actuellement le cas avec le déménagement de l’Agglo, dans ses nouveaux locaux, qui est assuré par la Régie.

Autant d’exemples qui ont forcément parlé à une ministre convaincue que « l’insertion passe pas l’accès à l’emploi ».
guilhem richaud

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