Jacques Molières : "Le consommateur veut savoir ce qu’il y a dans son assiette"

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  • Jacques Molières, président de la chambre d'agriculture de l'Aveyron.
    Jacques Molières, président de la chambre d'agriculture de l'Aveyron. Centre Presse - Olivier Courtil
Publié le , mis à jour

Après une année blanche, les producteurs et éleveurs de l'Aveyron ont donc retrouvé le Salon de l’agriculture qui s'est achevé il y a peu. Le point sur l'agriculture en Aveyron (et ailleurs) avec Jacques Molières, le président de la Chambre d'agriculture du département.
 

Quelle importance revêt le Salon pour l’agriculture aveyronnaise ?

C’est d’abord une vitrine de nos produits, de notre savoir-faire. C’est toujours important de présenter notre offre à un salon qui reste très grand public et qui draine autant de monde, qu’on le veuille ou non. C’est une manière également de permettre au public d’identifier nos produits.

Le dernier recensement agricole fait état d’une diminution du nombre d’exploitations et d’exploitants en Aveyron, comme ailleurs, ces dix dernières années. Quel sera le visage de l’agriculture aveyronnaise ces dix prochaines années ?

Je crois que nous allons avoir tout intérêt à poursuivre notre entreprise de démarcation de nos produits. L’Aveyron est déjà fortement engagé dans cette démarche, celle des productions de qualité, même si tous ne sont pas sous label de qualité. Le consommateur est et sera de plus en plus à la recherche de produits de ce genre. Il veut savoir ce qu’il y a dans son assiette. Nous sommes dans une période où l’agriculture est entrée en plein dans un débat sociétal. Que l’on parle de bien-être animal, de rémunération ou de temps de travail sur les exploitations. Nous avons de beaux challenges à relever.

Quelles seront les filières sur lesquelles le département pourra s’appuyer ?

Les filières de l’élevage, celle de la production de lait notamment. Le lait de brebis est particulièrement porteur et le département est en passe de devenir leader dans ce domaine. La filière du lait de chèvre est elle aussi en plein développement. Nous avons également la filière viande qui se porte bien. Qui pouvait prédire que les viandes d’Aubrac se retrouveraient sur les tables des restaurants parisiens ? Les agriculteurs du département ne peuvent que tirer leur épingle du jeu en proposant des produits de qualité.

Le principal enjeu pour l’agriculture aveyronnaise sera celui de la main-d’œuvre.

En effet, nous allons devoir trouver des bras pour faire tourner les exploitations. Depuis plusieurs années, les agriculteurs se sont préoccupés de ce problème. De nombreux jeunes s’installent en Aveyron et nous sommes l’un des départements qui renouvelle le plus. Il y a de nombreux départements où le renouvellement des générations va poser des difficultés. La reprise familiale ne va pas suffire à combler les départs qui vont s’accentuer dans les années à venir. Les conditions de vie des éleveurs ont changé et les nouvelles générations ne veulent plus passer leur vie derrière leur troupeau. Il faut qu’ils s’organisent différemment et plusieurs modèles sont en train de faire leur preuve et d’émerger.

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Propos recueillis par Ph.H.
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Les commentaires (1)
Dentalco12 Il y a 4 mois Le 10/03/2022 à 13:44

J'ai discuté de produits Bio avec ce Monsieur, il ne semblait pas du tout convaincu ! Tout n'est pas bon en Aveyron ! Sa vision de l'agriculture ne cherche pas à satisfaire le consommateur. Comme un politique , il y a un décalage entre le discours et l'application.