Salon de l'Agriculture : pour le pérail, fromage du Sud-Aveyron, la croissance passe par l’IGP

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  • Dix millions de d’unités sont vendues chaque année.
    Dix millions de d’unités sont vendues chaque année. M.C.
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Depuis des années, le petit pavé de brebis du Sud-Aveyron profite de la semaine du Salon de l’Agriculture qui a ouvert ses portes ce samedi, pour faire un intensif travail de lobbying à Paris. Objectif : obtenir l'Indication géographique protégée (IGP).

C’est un rendez-vous qu’il ne manque pas depuis de nombreuses années. Jean-François Dombre, éleveur de brebis à Verrières, producteur de pérail, a longtemps été président de l’association en charge de la promotion de ce fromage, a participé à seize éditions du Salon de l’Agriculture. Emportant avec lui ce fromage qui s’est, petit à petit, fait une place au soleil, à l’ombre pourtant du roquefort, dont il partage le territoire. Il profite désormais de son déplacement à Paris pour également se rendre au salon du fromage, qui se tient aux mêmes dates.

S’il a désormais passé la main à la présidence de l’association, Jean-François Dombre continue son lobbying intensif. Pendant plus de 20 ans, il s’est battu pour obtenir une AOP pour le pérail. En 2019, après des années de combat, l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao) a définitivement refusé cette demande, estimant que ce palet de brebis n’avait pas sa place "dans l’univers des AOP".

Objectif IGP

Touchés, mais pas coulés, les fabricants de pérail ont changé leur fusil d’épaule : ils visent désormais l’obtention d’une IGP (Indication géographique protégée) pour leur fromage, qui s’écoule à environ 10 millions d’unités chaque année.

Si la démarche pour obtenir cet IGP s’annonce un peu plus simple que pour un AOP, elle n’est pas pour autant une formalité. Fin janvier, l’INAO a validé une première étape du processus, mais a demandé une évolution du cahier des charges, en particulier des étapes de la fabrication du fromage. Cela va être fait et le pérail espère obtenir enfin le précieux sésame dans le courant de l’année. Ce label, qui est à la fois un gage de qualité, une reconnaissance et une protection devrait permettre au pérail et à ses producteurs de pouvoir poursuivre sereinement le développement d’une filière en devenir.

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Guilhem Richaud
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