Les Aveyronnais de Paris en force sur le Salon de l'agriculture

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  • Paul Calvet continue depuis près de quinze ans à venir servir au comptoir du bar qui jouxte le restaurant de Lucien Conquet, lors du Salon de l’agriculture à Paris. Pour lui, c’est non seulement un moyen de garder le lien avec les Aveyronnais de la capitale mais également avec ceux qui "montent" pour l’occasion.
    Paul Calvet continue depuis près de quinze ans à venir servir au comptoir du bar qui jouxte le restaurant de Lucien Conquet, lors du Salon de l’agriculture à Paris. Pour lui, c’est non seulement un moyen de garder le lien avec les Aveyronnais de la capitale mais également avec ceux qui "montent" pour l’occasion.
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Ils sont une poignée d’Aveyronnais de Paris à venir, chaque année, sur le Salon de l’agriculture. Pour Paul Calvet, Philippe Picou ou encore Yvette et Gilbert Mathieu cette semaine est l’occasion de rencontres avec les Parisiens d’adoption mais également ceux "montés" tout spécialement à la capitale. C’est aussi et surtout un moment, durant cette semaine, de promouvoir les produits du département.
 

Derrière le comptoir, Paul Calvet est comme chez lui. Avec ses amis, des connaissances de passage, tous venus voir celui qui a tenu pendant plusieurs décennies, le Marigny, à Boulogne. Aujourd’hui à la retraite, le natif de Saint-Amans-des-Côts, prend toujours autant de plaisir à discuter sur le coin d’un zinc, à recevoir aussi des nouvelles de l’Aveyron de la part de ceux "montés à la capitale" le temps d’une semaine, pour le Salon international de l’agriculture.

"Cela fait environ une quinzaine d’années que je viens donner un coup de main sur le Salon", raconte Paul Calvet, entre deux services. Et toujours au bar qui jouxte le restaurant éphémère de Lucien Conquet. "C’est grâce à lui que j’ai commencé à servir sur le Salon", sourit l’ancien bistrotier qui n’a pas perdu le coup de main.

Arrivé à Paris jeune, à l’âge de 19 ans, Paul Calvet a, comme beaucoup d’Aveyronnais, commencé sa carrière comme garçon de café avant de prendre la gérance de sa première affaire sur les grands boulevards puis dans le 19e arrondissement avant donc, le Marigny.

Viscéralement attaché à son département natal, Paul Calvet, le Salon de l’agriculture lui offre l’occasion d’ouvrir quelques bouteilles issues des cépages de l’Aveyron et de les partager, toujours en bonne compagnie.

Philippe Picou est présent toute la journée sur le stand de l’Aveyron (à gauche). Et Marylise Miquel, la présidente de la fédération, au côté de Paloma Prunet, fille du propriétaire de la Maison Miquel (à droite), était là aussi, mercredi.
Philippe Picou est présent toute la journée sur le stand de l’Aveyron (à gauche). Et Marylise Miquel, la présidente de la fédération, au côté de Paloma Prunet, fille du propriétaire de la Maison Miquel (à droite), était là aussi, mercredi.

Un peu plus loin, à l’entrée du pavillon 1 de la porte de Versailles, sur le stand de l’Aveyron, le directeur du marché des pays de l’Aveyron à Bercy au sein de la fédération des Aveyronnais d’ici et d’ailleurs, ne ménage pas ses efforts et ce, depuis plusieurs jours.

Ainsi, Philippe Picou est toujours prêt à donner la main, servir un café, aider à la découpe d’un gâteau à la broche ou tout simplement renseigner les nombreux visiteurs qui font une halte sur le stand de l’Aveyron.

Si Philippe Picou est né à Paris, en 1954 (sa famille était montée à la capitale dans les années 30), avec un père natif d’Espalion et sa grand-mère paternelle de Castelnau-de-Mandailles, il connaît sur le bout des doigts son département de cœur. Il est d’ailleurs "très fier" de ses origines aveyronnaises et il ne cache pas son attachement à l’Aveyron, qu’il met an valeur régulièrement, que ce soit au Salon ou lors du marché de Bercy, à travers la fédération des Aveyronnais d’ici et d’ailleurs.

Non loin de lui, alors que la journée de l’Aveyron lancée mercredi a vu se succéder plusieurs centaines de personnes sur le stand, Yvette et Gilbert Mathieu assuraient également le service afin de permettre à chacun de profiter de ce moment et de goûter les spécialités du département.

Un plateau dans la main, Yvette Mathieu fait le tour des convives. Aujourd’hui trésorière de la Fédération des Aveyronnais d’ici et d’ailleurs, elle vient régulièrement prêter donner la main, notamment pour la journée de l’Aveyron. "Mais aussi pour le marché de Bercy, sourit Yvette Mathieu. Pour nous, l’objectif est toujours le même : faire découvrir l’Aveyron et assurer la promotion de notre département auprès du plus grand nombre."

Plaisir de se retrouver

Et le Salon international de l’agriculture, avec ses quelque 600 000 visiteurs attendus sur la semaine, reste "l’une des plus belles et plus grandes vitrines pour exposer nos produits et nos savoir-faire".

Eux aussi issus du milieu de la restauration, Yvette et Gilbert Mathieu sont aujourd’hui à la retraite mais loin d’être inactifs pour autant. Entre de nombreuses activités, que ce soit pour Fédération des Aveyronnais d’ici et d’ailleurs pour Yvette ou auprès de l’Ascap (Association sportive des cafés aveyronnais de Paris), du côté de Gilbert, le couple prend toujours le temps de participer aux événements impliquant l’Aveyron, de près ou de loin.

Et puis, c’est toujours "un plaisir de retrouver les gens que l’on n’a pas vu depuis longtemps, de prendre des nouvelles de certains, glisse Gilbert Mathieu. Une fois le service terminé, on passe toujours un bon moment."

Produits de l’Aveyron

De son côté, Marylise Miquel, la présidente de la Fédération, se félicite, elle aussi, de la tenue d’un tel rendez-vous. Mais surtout, "de la présence de nombreux Aveyronnais sur ce Salon. Je tiens encore à remercier celles et ceux qui sont venus aider à l’organisation de cette journée, celle de l’Aveyron. Cela montre aussi que nous faisons preuve d’une dynamique et que nous sommes présents lorsqu’il s’agit de mettre en valeur les produits du département."

 

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A Paris, Philippe Henry
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