Les retraités actifs ont parcouru le sentier des caselles à Marcilhac

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Les causses du Lot regorgent de petites constructions emblématiques en pierre sèche.

Vingt-trois adhérents de la Retraite Active se sont rendus à Marcilhac-sur-Célé. C’est sur les bords du Célé, au pied des falaises calcaires qu’ils ont quitté le village pour s’élever peu à peu sur le GR 651. Un "arapadou" d’un kilomètre monté en toute sérénité. Arrivés à la superbe croix taillée dans un bloc de pierre à La Devèze, de beaux points de vue sur la vallée s’offrent au groupe. Le village, blotti tout en bas, reste un témoin fidèle de son riche passé tant sur le plan religieux qu’économique. Poursuivant la balade vers le plateau, le groupe chemine entre des murets et découvre un véritable hameau de "caselles". Les causses du Lot, royaume de la pierre, sont en effet celui de l’architecture de la pierre sèche. Les "caselles" sont des abris qui n’ont pas plus de deux siècles. Les constructions sont issues de la mise en culture de terrains où la roche est affleurant. L’épierrage de ces terres était une pratique nécessaire consistant à débarrasser les parcelles des pierres, cailloux ou blocs gênant la culture. Elles sont faites sans mortier en pierre brutes non taillées. Il n’y a pas de charpente. Elles avaient pour fonction d’abriter le berger des intempéries, de ranger les outils agricoles, de soustraire au soleil les boissons et les provisions pour la pause de midi, de servir de lieu de repos pour le paysan harassé par la pénible besogne des champs. Sauvegardées, consolidées ou restaurées, hélas parfois en ruines, elles attestent d’une activité humaine importante au cours des siècles passés. Le cheminement sur le GR longe le plateau entre murets et chênes rabougris. Bien sûr les conversations vont bon train aussi faut-il penser à se désaltérer souvent et à pique-niquer car les estomacs commencent à grogner. Le vent souffle très fort, obligeant à trouver un endroit à l’abri. Le repas est vite expédié.

Les marcheurs poursuivent sur ce plateau jusqu’à l’Igue du facteur, avec un puits d’entrée de la grotte de 12 m. Elle tient son nom du fait que le fils du propriétaire en 1901 était facteur. A présent, il ne nous reste plus qu’à descendre par des sentiers de chèvres pour atteindre la vallée, longer le Célé et retrouver Marcilhac et son abbaye aux fascinants atouts. Cet ensemble architectural méritait vraiment que l’on s’y balade et que l’on s’imprègne de ces lieux que des bénévoles s’efforcent d’entretenir et de faire vivre.

Merci à Annette d’avoir permis de découvrir ces paysages magiques (23 caselles, gariottes, dolmens, et igues) agrémentés de quelques anecdotes.

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