Bassin decazevillois : préserver le patrimoine industriel, un vrai et long travail

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  • Jean-Michel Bricard, « Yéton » Garcia et Francis Mazars.
    Jean-Michel Bricard, « Yéton » Garcia et Francis Mazars. DDM
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Garder toujours vivant le passé a un sens pour plusieurs acteurs locaux qui y consacrent beaucoup de leur temps et de leur énergie.

Le patrimoine, au sens culturel du terme, est le fruit d’une construction sociale, par laquelle des institutions ou des groupes d’individus décident de protéger et valoriser un objet, matériel ou immatériel, en fonction de critères par nature hétérogènes et évolutifs : l’esthétique de l’objet et son importance historique étant les arguments les plus déterminants.
Le patrimoine industriel, quant à lui, n’a pas pour but les seuls sites et leur matériel de production : il s’applique aussi à toutes les infrastructures sociales, économiques, culturelles, cultuelles ou sportives érigées dans le cadre d’une activité productive pour assurer les conditions de vie des salariés, aux collections d’objets scientifiques et techniques qui sont constituées et même aux paysages.
Combien de fois a-t-on entendu que « sauvegarder les vieilles machines et les bâtisses ne servait à rien, le passé c’est le passé, tournons-nous vers l’avenir… ». Pourtant, on peut se projeter vers le futur tout en ayant en souvenir le substrat, l’humus sur lequel repose notre territoire, sachant que le Bassin s’est développé autour du charbon, de l’acier, du verre, du zinc.

Des pionniers

Le monde de la mine notamment est désormais inscrit dans le patrimoine culturel et social français, reconnu par l’Unesco. Lors de la journée de la mine et des mineurs, le maire de Decazeville, François Marty, a salué les précurseurs et visionnaires de notre secteur : le remarquable travail du géologue Pierre Vetter ; l’Aspibd avec notamment la conservation du chevalement de Lacaze, inscrit aux Monuments historiques ; le musée de la mine à Aubin avec Lucien Mazars ; le musée des Mémoires à Cransac où Claude Lacout avait su fédérer autour de lui une équipe de bénévoles et réaliser de superbes maquettes.
« Un coup de chapeau également à François Mazurek, trop tôt disparu, guide bénévole à Aubin, et « Yéton » Garcia, à Cransac pour leur implication dans la médiation culturelle et la dimension humaine de leurs récits respectifs ».
Grâce à tous ces pionniers de la sauvegarde industrielle, et par le biais aujourd’hui de l’office de tourisme communautaire, le glorieux passé du Bassin decazevillois est transmis aux jeunes générations, tout en générant au passage une petite activité économique toujours appréciable.
 

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Didier Latapie
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