Football - Rodez : Gregory Coelho, l'invité surprise

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  • Gregory Coelho : "Je donne le meilleur de moi-même. Si ça ne marche pas, c'est le destin. Pour moi, tout est écrit."
    Gregory Coelho : "Je donne le meilleur de moi-même. Si ça ne marche pas, c'est le destin. Pour moi, tout est écrit." Centre Presse - Jean-Louis Bories
Publié le , mis à jour

Son prêt complètement manqué à Sète (National) a contraint Gregory Coelho à regagner Rodez dès le 1er décembre. Alors que le latéral droit s'attendait à vivre six mois sur le banc ou en réserve, il devrait débuter samedi, à 19 heures, à Bastia, et peut-être même finir la saison en tant que titulaire.

"Au début, ça se passait très bien, mais dès qu'on a commencé à perdre, l'ambiance s'est vite dégradée. Quand tu n'es pas bien moralement, tu ne peux pas être bon sur le terrain. Puis il y a eu ce match au Mans (3-0, le 30 août), où l'entraîneur m'a fait sortir au bout de 30 minutes..." Ce prêt raté à Sète, jouant sa survie en National, difficile de croire qu'il s'agit de celui de Gregory Coelho. Surtout quand on se souvient de sa performance contre Toulouse (1-0) lundi, lui qui a bien failli délivrer sa première passe décisive en Ligue 2 grâce à son centre parfait pour Malaly Dembélé (42e). Mais aussi de sa titularisation au Havre (0-0), le 22 janvier, où le latéral droit, face à l'hécatombe de blessés côté Raf, avait dépanné à gauche avec brio.

Un destin que le Cadurcien était bien loin d'imaginer dans ce vestiaire de la Sarthe, où cette demi-heure cauchemardesque tournait alors en boucle dans sa tête. Hors du groupe sétois les deux rencontres suivantes, le joueur de 23 ans a fini sa douloureuse aventure dans l'Hérault par trois quarts d'heure puis cinq minutes compliqués, contre Saint-Brieuc (0-0) le 17 septembre et Bourg-en-Bresse (2-5) le 24.

Six parties plus tard sans jouer, les dirigeants ruthénois l'appelaient pour le rapatrier... On était seulement le 1er décembre. "À ce moment-là, j'ai eu la chance que Rodez avait beaucoup d'absents (blessés, départ à la coupe d'Afrique des nations à anticiper...), confie celui qui est passé par le centre de préformation de Castelmaurou. Derrière, j'ai pu rejouer assez rapidement, ça m'a aidé à relativiser. C'est aussi grâce à mon entourage, la direction du club... Gregory Ursule (manager général) a été le premier à m'envoyer un SMS pour me réconforter après Le Mans. J'ai appelé le coach (Laurent Peyrelade), qui a également su trouver les bons mots."

"Je n'aurais jamais pensé devenir pro"

Après seulement cinq matches de L2 en deux saisons, avoir vu les sang et or recruter l'été dernier un joueur issu du National 2 (Lucas Buadès) pour jouer à son poste et dû migrer en troisième division pour "gratter du temps de jeu", certains auraient été vindicatifs. Lui la joue collectif : "La première année, je découvrais le niveau professionnel. La deuxième, je pensais obtenir plus de temps de jeu. Ça n'a pas été évident à vivre, mais quand on regarde le début d'exercice de Lucas, honnêtement, les dirigeants ont fait le bon choix. C'est moi qui ai effectué le mauvais, alors que j'avais d'autres propositions en National."

Et pourtant, en l'absence de l'ex-Nîmois, blessé, Gregory Coelho pourrait finir la saison en tant que titulaire... au moment où il est en fin de contrat en juin et négocie une prolongation. "Le pire, c'est que je n'aurais jamais pensé devenir pro... (sourire) Inconsciemment, j'ai peut-être plus la dalle sur le terrain en étant dans cette situation. Mais ma priorité, ce n'est pas moi, c'est de laisser le Raf dans cette division. Mon agent m'a appelé ce matin (jeudi) et je lui ai dit que je ne pensais qu'au maintien. Quand mon réveil sonne, c'est la première chose qui me vient en tête."

"Parce que je veux être l'un des mecs qui a sauvé le club, reprend le sang et or depuis la catégorie U17. Il m'a donné ce qu'aucun autre ne m'aurait jamais donné, alors j'aimerais lui rendre. Contrairement à Sète, ici, on travaille avec des personnes humaines. C'est triste à dire, mais même en ne jouant quasiment jamais, je souhaite à tout le monde d'être heureux comme je le suis à Rodez."

Le Lotois d'origine, mais Aveyronnais d'adoption, apprécie quand même particulièrement sa nouvelle place... dans le onze de départ : "Maintenant qu'on m'a vu contre le Téfécé, de plus en plus de gens m'envoient des messages, m'arrêtent dans la rue... C'est nouveau, ça fait plaisir... mais rien n'est acquis."

Gregory Coelho réclame "du temps de jeu" supplémentaire pour rester. Voilà désormais une occasion de montrer qu'il le mérite.

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