Stéphane Mazars, député de l'Aveyron : "Envie de continuer à m’engager pour les Aveyronnais"

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  • Stéphane Mazars, élu depuis 2017 à l’Assemblée nationale va briguer un second mandat.
    Stéphane Mazars, élu depuis 2017 à l’Assemblée nationale va briguer un second mandat. Centre Presse / Archives - José A. Torres
Publié le , mis à jour

Après cinq ans à l’Assemblée nationale, le député Stéphane Mazars annonce à Centre Presse sa volonté de poursuivre l’aventure en tant que député de la première circonscription. Il sera donc candidat aux législatives les 12 et 19 juin prochains. Il explique les raisons de son engagement.

Vous officialisez votre candidature pour un second mandat de député. Pourquoi avez-vous cette envie de poursuivre l’aventure ?

En 2017, j’avais dit que je voulais être un élu reconnu par mon travail et mon sérieux à l’Assemblée. Je viens d’une famille dans laquelle on me disait toujours qu’il ne fallait pas faire honte. J’ai le sentiment que dans mon action de député, j’ai obtenu une reconnaissance qui me permet de dire : j’ai été au rendez-vous de mon mandat législatif. J’ai été vice-président de la commission des lois, celle qui examine le plus de textes. J’ai d’ailleurs été amené à la présider à plusieurs reprises, ce qui oblige en termes de responsabilité. J’ai aussi été rapporteur de plusieurs textes, notamment d’une grande loi sur la justice portée par Éric Dupond-Moretti, mais aussi sur le budget de la sécurité, d’une partie de la loi olympique… J’avais aussi pris l’engagement d’être très présent sur le terrain avec nos concitoyens et les élus locaux. Là aussi, j’ai l’impression que tout le monde salue l’investissement qui a été le mien pendant cinq ans. Fort de ce bilan, j’ai envie de continuer à participer à cette politique qui veut réformer notre pays en profondeur. Comme je me suis toujours retrouvé dans le projet du dépassement porté par Emmanuel Macron, j’ai envie de continuer à m’engager pour les Aveyronnais et pour la France.

Comment avez-vous vécu ce mandat, qui a été marqué par de nombreux évènements (gilets jaunes, pandémie, guerre…) ?

Tout le monde s’accorde à dire qu’on n’a pas eu un mandat facile. Et malgré cela, Emmanuel Macron a été réélu avec un score au premier tour qui a été plus important qu’en 2017, notamment en Aveyron. Je pense que les gens reconnaissent à cette majorité, dans un contexte difficile et qu’on ne pouvait pas toujours prévoir, le sens des responsabilités. On a su prendre des décisions qui ne sont pas toujours faciles. C’est d’ailleurs la différence entre un député de la majorité et un député de l’opposition. Quand on est dans la majorité, on ne peut pas se permettre de dire « y’a qu’à, faut qu’on » ou de s’abstenir.

Les difficultés du mandat ne vous ont pas donné envie de renoncer ?

Non. Quand on s’engage, c’est pour assumer. J’ai toujours eu l’impression qu’on faisait les bons choix et qu’on mettait la France dans une bonne direction. J’ai l’impression d’avoir été utile pour mon pays et pour mon département.

Que voulez-vous porter, dans les cinq prochaines années, pour la circonscription ?

Je suis quelqu’un qui a un discours optimiste. Je pense qu’on est ici dans une ruralité heureuse. Et qu’elle l’est davantage depuis cinq ans. Quand je liste toutes les mesures qui ont été prises en direction des territoires ruraux et plus particulièrement de l’Aveyron, je me dis qu’on a amélioré le quotidien des Aveyronnais. Avec les maisons France services, on a remis des services publics en proximité de nos concitoyens là où on avait l’habitude de dire que tout foutait le camp et que tout fermait. On a pris des engagements vis-à-vis de l’école. On n’a pas fermé une seule classe pendant ce mandat sans l’accord du maire. On a redéployé des moyens financiers là où les dotations baissaient depuis 10 ans. Prenons l’exemple d’une commune comme La Loubière : elle avait perdu 4 % de DGF (dotation générale de fonctionnement) entre 2012 et 2017. Elle en a gagné 18 % entre 2017 et 2021. On a renversé la tendance et on a redéployé des moyens importants pour la ruralité. Je continue à penser haut et fort que c’est le moment de la ruralité, qu’il y a un phénomène de démétropolisation et qu’il faut être en capacité de faire venir ces populations qui viennent pour fonder des familles et travailler dans notre département. C’est un défi majeur. Sur le terrain, on ne me parle que des emplois qui ne sont pas pourvus.

Vous avez participé à la venue de beaucoup de ministres au cours du mandat écoulé. Qu’est-ce que cela apporte au territoire ?

Quand je fais venir Emmanuelle Wargon (ministre du Logement, NDLR) et que je la mets en situation de rencontrer des élus locaux, ils lui parlent des contraintes qu’ils peuvent rencontrer pour développer leurs communes en matière d’urbanisme. C’est d’ailleurs de ce dialogue entre les élus locaux et la ministre qu’on a pu avoir l’idée de faire des aménagements en les pensant à l’échelle des régions. Cela a permis de donner plus de marge manœuvre pour les zones rurales et c’est moi, en tant que député, qui ai pu faire ce lien. J’ai vu que mon mandat a été utile pour communiquer sur les dispositifs de l’État au plus près du terrain. Quand je vois la façon dont les élus locaux s'en sont emparés, je me dis que j’ai été un relais utile.

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Propos recueillis par guilhem richaud
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Les commentaires (2)
Vilain Il y a 6 mois Le 06/05/2022 à 21:36

Le Malin petit Stéphane pense surtout à lui et sa réélection avant de penser a ses électeurs.
Que les électeurs le renvoient a son véritable travail afin qu'il puisse prouver qui... il est authentiquement !!!

tranxen Il y a 6 mois Le 06/05/2022 à 18:34

Vous avez voté le "pass vaccinal", dans l'urgence de la macronie frénétique. Vous avez voté pour la mise à pied de personnels soignants. Que personne n'oublie !