Onet : "Nous ne mettrons pas d’argent sur les joueurs", assure Eric Luban malgré la montée en N3

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  • Le président de l’OCF, Éric Luban, mercredi au stade de La Roque, lors de l’entretien. Le président de l’OCF, Éric Luban, mercredi au stade de La Roque, lors de l’entretien.
    Le président de l’OCF, Éric Luban, mercredi au stade de La Roque, lors de l’entretien. CPA - M.N.
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Alors que la réception de Salies prévue ce samedi 14 mai au soir a été reportée à vendredi 20 mai (21 heures) sur demande des visiteurs, le président d’Onet s’est projeté cette semaine sur la saison prochaine en National 3 après que les siens ont validé la montée samedi dernier à Lourdes. Entretien.

À froid, réalisez-vous ce qu’il s’est passé samedi dernier à Lourdes (succès 2-3 et montée mathématiquement validée) ?

La saison a duré de septembre à mi-mai avec les résultats qui ont suivi, le beau jeu déployé et mis en place par Yoan (Boscus, le coach). Le N3 ? On réalise sans trop réaliser, car on y travaille dessus. Nous avions attaqué la préparation au cas où. Nous avions un plan A et un plan B.

Cette montée acquise, à trois journées de la fin, permet-elle d’avoir un temps d’avance ?

Oui, ce temps nous offre du recul, nous permet de ne pas être dans la précipitation. Nous discutons, on travaille.

Quel était le budget cette saison et va-t-il être revu à la hausse ?

C’est un budget club général qui se situe autour de 160 000 euros. Pour le N3, nous resterons un club aveyronnais en N3. Si j’ai bien compris, il y a une petite dotation de la FFF mais le budget ne va pas être multiplié parce que nous montons à l’étage au-dessus.

Donc aucune idée de ce que devrait être le prochain budget ?

Normalement, les frais de déplacements ne devraient guère changer car nous serons toujours dans une poule Occitanie. Aller à Lourdes ou dans le Gard, ça ne changera pas grand-chose. Nous ne mettrons pas d’argent sur des joueurs, nous ne le ferons jamais. Le club va continuer à travailler de la même façon. Ce sera un budget général pour l’association.

Cela veut donc dire aucun salaire fixe, comme cette saison ?

Il y a seulement des primes de matches. C’est l’ADN du club, aucun joueur ne touche de fixe et nous ne le ferons pas.

Il est inimaginable de voir l’apparition de contrats fédéraux par exemple ? Il n’y aura pas une ligne masse salariale dans le prochain budget ?

Non. Si une ligne masse salariale apparaît, ce sera pour payer des formations à nos éducateurs. Nous n’allons pas faire venir de joueurs de l’extérieur… Pourtant les CV et les appels tombent tous les jours. Ça existait avant, mais là… Je leur demande ce qu’ils font comme étude, ce qu’ils ont comme formation ou dans quel domaine ils peuvent travailler (rires)…

La formation va-t-elle en être améliorée, structurée ?

Nous étions sur différents projets même sans monter. Notamment créer des entraînements à horaires aménagés en lien avec les écoles. Ce sera un plus qui nous permettra de mieux former nos jeunes mais en aucun cas nous ne voulons concurrencer Rodez. Il va falloir développer le R3 aussi, le but étant de faire progresser toutes les composantes du club et sans mettre de pression à personne.

Il y aura cinq descentes en N3 la saison prochaine si la nouvelle réforme est validée. Est-ce que ça peut imposer un recrutement de joueurs important ?

Ça, c’est la partie de Yoan. J’ai entièrement confiance en ce qu’il fera. Il me tient au courant de tout, c’est l’avantage. Ça fait dix ans que nous travaillons ensemble. On discute de tout, c’est un gros avantage.

Plusieurs noms doivent revenir malgré tout avec insistance.

Je ne donnerai aucun nom, personnellement. Yoan ne m’a donné aucun nom, ce qui peut circuler… C’est trop tôt, la saison n’est pas terminée.

Vous allez donc être forcé de recruter localement ?

C’est la base, on est en Aveyron. Il y a de bons joueurs, Yoan ciblera ses besoins, nous en parlerons. La situation fait que lui a sans doute dû être contacté par des joueurs. C’est l’avantage de ce mois d’avance dans ce travail. Mais, déjà, conservons tout le monde.

Certains pourraient être l’objet de convoitises ?

Comme chaque saison, Yoan va faire les rendez-vous individuels. Après, je ne vois pas qui pourrait partir, mais nous ne sommes jamais à l’abri de surprise.

Et le coach ?

J’ai vu une interview sur un site dans lequel il a répondu " Il faut appeler le président ". Nous étions éducateurs ensemble chez les 15 ans il y a maintenant plus de dix ans. Nous nous disons les choses. Nous nous faisons confiance. Il y a plus qu’un rapport président-coach.

Vous pouvez donc nous dire qu’à 100 % Yoan Boscus sera l’entraîneur la saison prochaine ?

(Il coupe) Oui. À moins qu’il parte en L1 ou L2.

Même si un club de National 2 vient le courtiser dans les prochains jours ?

Yoan a créé ce qu’il se passe, il a travaillé. Après avoir gagné avec les jeunes, il a connu des années galères en R1. Pendant le covid, il a énormément bossé sur une autre façon de s’entraîner, de jouer, sur la préparation mentale. Il a tout mis en place, les joueurs ont adhéré. C’est sa montée à lui.

Au sujet de la problématique du stade d’honneur et de sa difficile pelouse qui ne vous a pas permis d’y jouer une bonne partie de la saison, on en est où ?

La mairie travaille beaucoup pour améliorer les choses. Même si je ne suis pas technicien du stade, je pense qu’il faudra des adaptations. C’est dommage. S’il y a des malfaçons, il y a une garantie décennale, la mairie fera le travail pour se retourner contre ceux qui l’ont fait. Nous allons y jouer les deux derniers matches. Tout comme la saison à venir. Nous réfléchissons à l’idée de jouer le dimanche à 15 h pendant l’hiver. Cela peut faciliter la pratique et peut-être que nous attirerons plus de monde aussi.

Un tapis de jeu délicat était un désavantage pour vous cette année au vu du jeu déployé. Mais ne pourrait-il pas devenir un avantage la saison prochaine face aux grosses cylindrées de N3 ?

Yoan aura sa façon de vouloir faire jouer l’équipe. Et je ne pense pas qu’il retournera sa veste comme ça.

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Propos recueillis par Mickaël Nicolas
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