Une pierre biface découverte à Livinhac-le-Haut

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  • Le biface trouvé à La Crouzade. Le biface trouvé à La Crouzade.
    Le biface trouvé à La Crouzade. DDM
  • Daniel Kocman. / Photo DDM.
    Daniel Kocman. / Photo DDM. DDM
  • Marcelle Kocman. / Photo DDM.
    Marcelle Kocman. / Photo DDM. DDM
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L’objet, trouvé par Marcelle et Daniel Kocman, remonterait à des dizaines de milliers d’années.

Certains pensent que Livinhac daterait de l’époque romaine. C’est certainement vrai en ce qui concerne son nom, cependant le village lui-même existe depuis bien plus longtemps, et nul ne sait quel nom il portait alors", déclare en préambule Pierre Poujol, écrivain et féru d’histoire locale.

Et pour cause, Daniel Kocman, en bricolant sur son terrain bordant le Lot, à hauteur de La Crouzade, trouve un jour une pierre qui lui semble bizarre. Il la regarde, la tourne, la retourne dans tous les sens, la montre à son épouse, Marcelle.

Et, comme il a déjà quelques connaissances en la matière, pense qu’il s’agit d’un biface, dont la hauteur est de 13 cm pour une largeur 5 cm.

"Un outil quasiment parfait"

Cette "vieille pierre" se situait dans une strate argileuse à environ 1,5 m de la surface du sol, dans une zone vraisemblablement jamais remaniée. Le dictionnaire indique à ce sujet : "Un biface est un outil de pierre taillée caractéristique des périodes anciennes de la Préhistoire. Il fait son apparition au Paléolithique inférieur en Afrique de l’Est et se diffuse assez rapidement en Europe et en Asie, entre 1,6 million d’années et - 40 000 ans avant JC."

Pierre Poujol apprend cette trouvaille et contacte Didier Rigal, archéologue, qui a notamment écrit plusieurs excellents articles dans "Les Cahiers de la Belle vallée du Lot". Après avoir sollicité son confrère David Colonge, Didier Rigal a fait part de son expertise : "Cette pièce est un biface en silex de forme amygdaloïde, en forme d’amande, dont la phase finale de façonnage est entièrement réalisée à la percussion tendre très tangentielle.

"Le résultat est un outil quasiment parfaitement symétrique, tant de face qu’en profil. Ses dimensions moyennes, sa faible épaisseur et son degré de finalisation me feraient plutôt pencher pour un rapprochement vers le Moustérien de Tradition Acheuléenne."

Le silex pourrait éventuellement provenir du secteur de Maurs ou d’Asprières. Ainsi, il y aurait eu des hommes nomadisant ou installés sur le site de la commune actuelle de Livinhac-le-Haut. "Cela laisse rêveur", conclut Pierre Poujol.

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Didier Latapie
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