Le Nord-Aveyronnais Julien Rigal cultive l’art du "bistrot à l’ancienne" au Léopard au cœur de Paris

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  • Originaire de Saint-Hippolyte, Julien Rigal tient les rênes du Léopard à Paris avec son beau-père Gilles Gasq.	DR
    Originaire de Saint-Hippolyte, Julien Rigal tient les rênes du Léopard à Paris avec son beau-père Gilles Gasq. DR
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Né dans la capitale, en 1981, mais originaire du Nord-Aveyron (Saint-Hippolyte par son père et Pons par sa mère), il a découvert le métier de serveur en... jouant au foot avec les cafetiers parisiens.

"Tu as l’air heureux mon fils. Tu as visiblement trouvé ta voie". Alors qu’il avait décroché un bac littéraire et qu’il était inscrit en fac d’histoire, Julien Rigal a finalement embrassé une toute autre carrière. Il a ainsi fait ses classes en tant que... serveur , tout un été, chez Jean-Pierre Vic à La Guinguette auvergnate. Faisant donc la fierté de son père qui a senti que le fiston était dans son élément... Il ne s’était pas trompé ! C’est en jouant au football, au sein de l’équipe de l’Ascap (les cafetiers parisiens), chère au regretté Gérard Chauvet, que le jeune homme a découvert cet univers.

Né dans le 19e arrondissement de Paris, en 1981, Julien Rigal n’avait pas le virus de la limonade dans le sang : sa maman, Martine, secrétaire générale de la fédération des Aveyronnais d’ici et d’ailleurs, originaire de Pons, œuvrait dans les Assedic, tandis que son papa, natif de Saint-Hippolyte, travaillait à EDF. C’est dans cette commune du Nord-Aveyron que, enfant puis adolescent, il a passé toutes ses vacances dans la maison de ses grands-parents paternels, située derrière la mairie et face au bistrot. Déjà ! Ses (bonnes) dispositions pour le boulot de serveur lors de son premier été aux affaires n’ont pas échappé à Michel Gineston, qui l’a enrolé au Barricou.

Julien Rigal n’a pas oublié : "C’est lui qui m’a appris le métier en salle. Et j’y ai très vite pris goût. J’aime les gens, la convivialité. Ce job était fait pour moi". L’aventure a duré cinq ans. La suite a été "une histoire de rencontres". "Et j’avoue que j’ai eu pas mal de chance", reconnaît-il volontiers. Après une année au Petit suisse, rue de Vaugirard, face au Palais du Luxembourg, il a été associé, durant quatre ans, sur un fonds de commerce avec Sylvain Demoy à La grange. Il a ensuite vendu ses parts et a rencontré Jean-Yves Thibault pour deux gérances : Le gribouille, rue de Rivoli, puis Au triomphe, place de la Nation. "Cette période n’est pas la plus glorieuse de mon parcours et elle s’est mal terminée", avoue l’intéressé.

Ayant vite digéré le coup, il a saisi une opportunité avec l’acquisition du Léopard le 6 juillet 2015. La date est gravée dans sa mémoire : "J’ai eu un coup de cœur pour cet établissement et les planètes se sont aligné". Il a réussi à embarquer Gilles Gasq, son beau-père, l’invitant à "accepter un dernier challenge professionnel". Originaire de Soulages-Bonneval, ommercial en mobilier de bureau "ayant soif de liberté", il a relevé le défi et les deux hommes mènent leur barque avec "une belle réussite", boulevard Voltaire (11e arrondissement). Qualifié de "bar de quartier" par celui qui en tient les rênes depuis bientôt sept ans, Le Léopard compte neuf salariés au total, avec 60 places à l’intérieur et 20 à l’extérieur (une capacité actuellement triplé avec la terrasse éphémère).

Une activité culturelle très variée

Réputée pour ses hamburgers, avec un pain acheté deux fois par jour chez le boulanger tout proche, et ses frites maison, "la brasserie n’a pas connu de révolution mais seulement une évolution". "On a gardé ce qui faisait la force du restaurant et on a lancé les plats du jour, la charcuterie du pays, les tapas, se réjouit Julien Rigal. On sert les classiques du bistrot parisien, à l’ancienne, avec une clientèle composée de beaucoup d’habitués". Sans oublier une touche culturelle riche avec, par exemple, blind tests les jeudis soirs et concerts les dimanches.

Mariée à Karine, papa de deux filles (Elisa, 10 ans, et Lola, 2 ans), Julien Rigal veut "prendre du temps en famille". Du coup, il ne lorgne pas pour l’instant vers d’autres affaires : "Ma priorité est de pérenniser Le Léopard. Je réfléchis bien sûr à effectuer des travaux mais c’est important déjà de sécuriser ce qu’on a construit. J’y suis bien ici !". 

Situé 149 boulevard Voltaire, à Paris, dans le 11e arrondissement, Le Léopard est ouvert sept jours sur sept : du lundi au vendredi de 7h30 à 2 heures du matin, le samedi de 9 heures à 2 heures du matin, le dimanche de 10 heures à minuit. Renseignements et réservations au 01 40 09 95 99.
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Rui Dos Santos
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