Épée - "France" par équipes : mission "impossible" pour les Ruthénois, les filles en quête d'un exploit

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  • Leonora Mackinnon, Clémentine et Capucine Pinier comptent bien créer la surprise.
    Leonora Mackinnon, Clémentine et Capucine Pinier comptent bien créer la surprise. DR
Publié le , mis à jour

Privé de ses titulaires Ruben Limardo et Mathias Biabiany, le quatuor masculin de Rodez pourrait vivre dimanche, à Épinal, des championnats de France par équipes compliqués, alors que les féminines croient en l'exploit.

« Pas de coupe d’Europe des clubs au dernier moment, la demie des ‘‘France’’ annulée, Mathias Biabiany opéré des deux genoux, notre première recrue Roman Svichkar engagée dans la guerre en Ukraine et maintenant la seconde, Ruben Limardo, qui nous fait faux bond... C'est mission impossible. Cette saison, on aura vraiment eu la poisse. » Avec l’absence du Vénézuélien, numéro 4 mondial, l’entraîneur de l’Escrime Rodez Aveyron Robin Rieu le sait : le titre de champion de France par équipes, qui échappe au club depuis 2015, ne devrait toujours pas revenir à la maison. « En fait, Limardo a tiré sur l’épreuve de coupe du monde d’Heidenheim le week-end dernier et comme son entraîneur estime que les deux compétitions sont trop rapprochées..., souffle Jean-Michel Goubert, vice-président de l’Era en charge du haut niveau. Bon, il fera quand même la prochaine édition des championnats de France avec nous. »

Mais pour celle qui se termine demain, à Épinal, « on va être obligé de revoir nos ambitions à la baisse. On a essayé de recruter quelqu’un pour le remplacer, sauf que c’était trop tard... ». Ajoutez à cela l’absence de Biabiany (135e mondial) et il ne reste plus que deux titulaires : Alexandre Bardenet (7e) et Jonathan Bonnaire, dont la carrière en individuel est derrière lui. « Heureusement que notre équipe réserve est assurée de se maintenir. Grâce à ça, on a pu récupérer ses deux meilleurs éléments, Matthieu Longeaux (45e au classement français) et mon fils, Mickaël Goubert (66e). »

Des féminines en forme olympique

Cela sera-t-il suffisant pour passer le premier tour, face à Levallois, l'une des quatre meilleures équipes du pays ? « Même si on gagne, derrière, on prend le favori, Saint-Gratien, sorti en quarts de la coupe d'Europe le week-end dernier, se marre le dirigeant. On va faire au mieux... »

Alors qu'un podium serait « miraculeux » pour le quatuor masculin, Jean-Michel Goubert espère un nouvel « exploit » de ses tireuses afin de créer la surprise dans le tableau féminin. « Nouvel » car « c'en était déjà un de se qualifier pour la finale en terminant dans les huit premières formations de la phase régulière. Sur leurs cinq derniers matches, elles en ont battu deux du top 3, Bondy et Grenoble, et la cinquième, Levallois ».

Mais les Ruthénoises commenceront aussi par du lourd, se coltinant le leader, Saint-Gratien : « Les filles seront notamment opposées à Auriane Mallo, 17e mondial. » Avec seulement deux seniors sur les quatre escrimeuses de l'Era, à savoir la Canadienne Leonora Mackinnon, 54e mondiale, et Capucine Pinier, « qui ne concourt quasiment plus en solo, mais dont le niveau se rapproche du top 50 national ». Les deux autres épéistes sont des moins de 20 ans surclassées : sa petite sœur Clémentine, 27e meilleure Tricolore toutes catégories confondues, et Juliette Baudinot, élève du pôle France. « Mais l'exploit est possible », veut croire Robin Rieu.

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