Le Ruthénois Anthony Pereyra s’offre les marches du Festival de Cannes

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  • À Cannes, le jeune homme originaire de Rodez se jette dans la grande marmite du cinéma français et international. .AP À Cannes, le jeune homme originaire de Rodez se jette dans la grande marmite du cinéma français et international. .AP
    À Cannes, le jeune homme originaire de Rodez se jette dans la grande marmite du cinéma français et international. .AP
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Après une licence technique du son et de l’image obtenue à Angoulême, le réalisateur débutant découvre pour la première fois le Festival de Cannes. "Un grand moment" pour Anthony Pereyra.

Il dit s’être intéressé au cinéma sur le tard. À 21 ans, le voilà pourtant en passe d’embrasser la carrière de réalisateur. Une profession dont il rêve depuis quelques années maintenant et qui l’amène à gravir les marches du Palais des festivals pour la 75e édition de la grand-messe cannoise du 7e art.

Lui qui se voyait plutôt évoluer dans le monde de la publicité et de la communication s’est découvert une passion sur les bancs de l’école d’audiovisuel d’Angoulême. C’est là, dans le fief historique de la bande dessinée, que le Ruthénois a fini par se laisser convaincre. "La communication ne correspondait pas véritablement à mes attentes. Si ce n’est pour tout ce qui touchait à l’audiovisuel."

Passé ensuite par des stages dans différentes structures – pour la plupart des "boîtes de production" – Anthony se découvre une affection particulière par la réalisation. "J’ai aimé ce travail assez transversal finalement… Toucher à tous les aspects de la réalisation. De l’écriture, au tournage en passant par le casting, la post-production…"

"Une chance incroyable"

À peine lancé, le voilà déjà sur les marches du Festival de Cannes avec un scénario sous le bras, et l’envie d’embrasser plus largement la profession. Annulé en 2020, décalé l’an dernier au mois de juillet avec des mesures sanitaires strictes, le Festival de Cannes retrouve cette année son rythme traditionnel pour une 75e édition qui se veut faste et marquante.

Au total, plus de 35 000 cinéphiles et professionnels vont se succéder dans la cité balnéaire de la Côte d’Azur, dans une ambiance balançant entre stars, crème du cinéma d’auteur et échos de la guerre en Ukraine. Pour Anthony, "une grande première" qu’il savoure à sa juste valeur, conscient de la chance qui s’offre à lui.

Après plusieurs courts métrages tournés avec les moyens du bord, il présentera "Bunker" son projet de film qu’il espère financer très rapidement. "C’est aussi l’idée. Rencontrer un maximum de monde, me faire des contacts, distribuer ma carte de visite…", s’amuse notre cinéphile bercé par les récits et "la patte singulière" d’un James Cameron (Titanic, Avatar) ou de Wes Anderson (The French Dispatch, Moonrise Kingdom, The Grand Budapest Hotel) pour qui il voue un véritable culte.

"J’adore tout ce qu’il a fait", résume Anthony qui regrette encore d’avoir raté le tournage du dernier opus du réalisateur britannique qui avait posé ses caméras à Angoulême, un an après son départ de l’école charentaise. "Une petite frustration" vite évacuée pour celui qui n’est pas du genre à bouder son plaisir, même quand il est question d’évoquer son style tourné vers le cinéma populaire. "Ce n’est pas un problème pour moi au contraire. C’est d’ailleurs ce que je vise. Parler de choses parfois graves, faire passer des messages avec une approche qui peut paraître décalée, absurde parfois."

Son prochain projet est d’ailleurs dans cette veine. "Avec Bunker, l’idée est de parler des problématiques d’enfermement, qui peut-être volontaire, avec une écriture plus dans le décalage, le quiproquo…" Aujourd’hui à son aise sur les marches du Palais des festivals, l’Aveyronnais savoure le moment et pose l’intrigue d’une vie qu’il entrevoit sur grand écran.

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Aurélien Delbouis
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