Aveyron : les éleveurs réclament toujours des « prix plus justes »

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  • Les agriculteurs se sont retrouvés, ce lundi 23 mai, devant La Centrale de restauration Martel, à Rodez.
    Les agriculteurs se sont retrouvés, ce lundi 23 mai, devant La Centrale de restauration Martel, à Rodez. Centre Presse - José A. Torres
Publié le , mis à jour

Face à la hausse des charges et dans un contexte difficile autant sur le plan national qu’international, les agriculteurs alertent sur la nécessité de faire appliquer la loi Egalim afin de garantir un revenu décent pour les producteurs.
 

La colère des agriculteurs qui s’est exprimée, ce lundi 23 mai à Rodez, devant la Centrale de restauration Martel n’est finalement que le reflet d’un problème plus large : celui du prix payé aux producteurs. La semaine dernière, de nombreux parents d’élèves ont reçu l’information suivante : certains repas servis aux enfants qui contenaient de la viande seront remplacés par des plats végétariens.

La Centrale de restauration Martel indiquant qu’une « pénurie de bœuf » était à l’origine de ce changement. « Comment peut-on affirmer qu’il y a aujourd’hui une pénurie de viande de bœuf en Aveyron ? s’indigne Laurent Saint-Affre, président de la FDSEA. N’est-ce pas plutôt certaines entreprises qui refusent d’acheter la viande à son juste prix ? »
Après avoir longuement discuté avec un responsable de l’entreprise, les représentants agricoles ont rappelé que « la loi Egalim 2 doit garantir un coût de la matière première rémunérateur pour les producteurs, pour nous les agriculteurs », complète Laurent Saint-Affre.


« Malheureusement, dans les mois à venir les prix agricoles sont en hausse de 26,8 % par rapport à ceux de mars 2021. Sans compter l’envolée des prix des céréales, la diminution des cheptels, la hausse des charges… Tout cela va se répercuter forcément sur les prix. Cette crise inflationniste, parfois spéculative, n’est pas prête de s’arrêter. »

Pour les représentants syndicaux, le plan de résilience annoncé par le Gouvernement (environ 400 millions d’euros, 89 millions d’euros venus de l’Europe) « ne répond pas à l’ampleur de la crise à laquelle nous allons faire face ». Alors, « nous demandons que chacun, les pouvoirs publics, les acteurs de la chaîne alimentaire mais aussi les consommateurs, agissent collectivement pour trouver des solutions », rajoute le président de la FDSEA.

Quant aux réticences affichées par certains éleveurs et marchands, Dominique Fayel l’assure : « Cela va prendre du temps mais chacun finira par avoir conscience de la nécessité de fixer un prix juste, que les agriculteurs ne soient plus la variable d’ajustement. Il en va de notre avenir. »

Grippe aviaire, prédation et sécheresse

lusieurs autres dossiers préoccupent les agriculteurs et en particulier ceux de la grippe aviaire et des prédateurs. Des sujets qui se rejoignent avec la question du vautour. « Un vautour a été retrouvé dans un nid, il était porteur du virus de la grippe aviaire, explique Laurent Saint-Affre. Dans le monde agricole, lorsqu’un élevage est touché par un cas, c’est l’ensemble des animaux qu’on abat. Nous demandons que les animaux domestiques, comme sauvages, soient traités de la même façon. Car, alors que la population des vautours augmente et elle n’est pas contrôlée. Et le risque de contamination à d’autres volatiles est réel, au vu du rayon d’action de ces animaux. »

Concernant l’actuel épisode de sécheresse, « s’il ne pleut pas dans les deux ou trois jours à venir, la situation risque de devenir préoccupante, estime Laurent Saint-Affre. Déjà, certaines zones du département sont fortement touchées. Cette situation n’est évidemment pas propre à l’Aveyron. La France en souffre également comme d’autres pays en Europe ou dans le monde. Ce qui risque d’avoir un impact d’autant plus important sur le coût de certaines matières premières. »

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