Randorallye VTT de Nauviale : les trente glorieuses d'une course mythique

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    S. Dengreville et J.-F. Massol pourraient en parler des heures de cette Rando.
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À l'arrivée de la 30e édition de la Randorallye VTT de Nauviale, franchie par 494 personnes hier, nombre de ses plus fidèles participants ont raconté 30 ans de souvenirs de ce véritable repas de famille à grande échelle.

"Les années des débuts, comme le premier ravitaillement se trouvait à la cave d'Alfred, sur les hauteurs de Nauviale, on se murgeait au ratafia. On en était seulement au cinquième kilomètre, mais tout le monde était déjà bourré. Les gens tombaient de partout. (rires)" Des anecdotes du genre, le local Bernard Chabanon-Pouget, sur ses 75 ans et son "VTT de 1988 sans amortisseurs", en a à la pelle.

Celle d'hier devrait aussi rester gravée dans sa mémoire. "Ce n'est pas le Créneau, c'est le Chabanon-Pouget qui s'est jeté dans le Dourdou !", le chambrait son frère, Bruno, à l'arrivée. Bernard, encore mouillé, ne pouvait que confirmer : "Il y avait une passerelle en bois pour traverser, mais comme je discutais avec une fille, je suis parti tout droit..."

Hier, il était loin d'être le seul à plonger... dans ses souvenirs pour raconter les meilleurs moments de ses 30 participations, environ, à la Randorallye gastronomique de Nauviale, dont c'était justement la 30e édition et surtout le retour après deux annulations à cause du Covid, en 2020 et 2021. "Celle-ci était une version allégée (une distance, de 30 kilomètres, au lieu de cinq : 15, 25, 40, 60 et 80 km), mais pas en calories, se marre Sylvain Dengreville, Rouergat de 53 ans installé à Toulouse mais presque toujours là depuis 1994. Malgré l'expérience, ici, je mange et bois toujours autant !"

"C'est une cousinade !"

Mais ce n'est pas uniquement grâce aux buffets, tous les cinq kilomètres, qu'il est resté fidèle : "Ça fait trois ans, mais j'ai l'impression qu'on s'est quitté vendredi. Je vois toujours les mêmes, loue le même gîte depuis une dizaine d'années... Le comité des fêtes ne fait pas ça pour organiser un voyage aux Maldives, mais pour faire vivre le village. Ce n'est même pas une épreuve, c'est une cousinade ! En 1994, je n'étais pourtant pas venu randonner, mais pour courir le championnat de France Ufolep avec mon ami aveyronnais Francis Soulié (vainqueur chez les vétérans). Et comme j'ai retrouvé la troisième mi-temps du rugby..."

La première édition, c'est aussi le souvenir préféré de l'organisateur historique, Jean-François Massol. "1 700 participants aux "France", ça avait été énorme ! Mais on avait surtout été étonné du succès de notre rando gastro, la première à voir le jour dans l'ancienne région Midi-Pyrénées. C'est là que tout a commencé. Finalement, ça correspondait bien mieux à l'esprit de nos bénévoles, qui voulaient surtout faire découvrir notre terroir et nos paysages."

"Je suis fier de faire partie des nombreux recordmen de participations, mais ma plus grande fierté, c'est d'avoir donné, comme les autres, le sourire à toutes ces personnes qui s'investissent depuis le début, souligne le Nauvialois Bruno Bertrand, 54 printemps et au moins 25 dossards au compteur. Le boulot abattu est considérable. Les ravitaillements sont tellement bons et copieux que je mange trop à chaque fois ! Et encore, ça fait presque 30 ans que je forge mon mental pour arriver à me contenir. C'est aussi une véritable épreuve psychologique !"

Filmée depuis 1991

Pour le maire de la commune, Sylvain Couffignal, ça fait même un peu plus de trois décennies... qu'il arpente le parcours derrière l'objectif, celui de l'appareil photo d'aujourd'hui troqué contre le caméscope d'hier : "Quand j'étais ado, je l'avais sur une épaule quand on me trimballait à moto. Depuis 1991, quand ce n'était encore qu'une simple rando, j'ai toujours filmé pour diffuser les meilleurs moments au traditionnel repas du samedi soir."

Devant ces nombreux témoignages chargés d'histoire, le Saint-Christophorois Valentin Bessière, qui a découvert hier, à 17 ans, cette cousinade à grande échelle "pour tester" les "nouveaux freins" de son VTT, était admiratif : "Moi, je ne vais pas réussir à rester fidèle aussi longtemps. C'est beau."

Les Nauvialois Élise Delagnes, même âge, et son frère Émilien, vingtenaire, ont, eux, l'objectif d'aller aussi loin. "On est d'ici, donc on n'a pas le choix ! (sourires) On a commencé par la rando "kid", alors les 30 inscriptions viendront naturellement." Une véritable histoire de famille on vous dit !

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