Rugby : Bastien Pons, un modèle decazevillois

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  • Bastien Pons sera sur la pelouse du Parc des sports de Millau, demain, pour le huitième de finale contre Servian-Boujan. Bastien Pons sera sur la pelouse du Parc des sports de Millau, demain, pour le huitième de finale contre Servian-Boujan.
    Bastien Pons sera sur la pelouse du Parc des sports de Millau, demain, pour le huitième de finale contre Servian-Boujan. Centre Presse Aveyron - Jean-Louis Bories
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Le première ligne du Sporting a vécu les montagnes russes émotionnelles depuis qu’il porte les couleurs bleu et blanc. Un parcours qui a forgé le Decazevillois jusqu’à ce huitième de finale de Fédérale 3, dimanche 5 juin (15 heures) face à Servian-Boujan, à Millau. 

Bastien Pons fait partie de la génération des joueurs du Sporting qui sont passés du désespoir de la descente aux joies de l’accession, trois ans plus tard. Depuis l’âge de 19 ans, le Decazevillois, qui en a aujourd’hui 25, a connu les tristes heures du SCD, quand celui-ci prenait le chemin de la Fédérale 3. "On a fait les cons !", assure sans détour le talonneur du Sporting, aujourd’hui titulaire indiscutable à son poste. Et dont le rendement sur le terrain lui vaut le doux sobriquet de "la ponceuse", tant il rejette en copeau ses adversaires aux quatre coins du terrain.

De la descente à la renaissance

L’Almontois de naissance a donc connu de sales moments avec son club. "Ça a été compliqué. J’ai eu le sentiment d’avoir échoué dans ma mission, de décevoir tout le monde et de galvauder les efforts des générations passées qui avaient maintenu le club en Fédérale 2." Un échec que ce première ligne a aujourd’hui digéré, mais pas vraiment oublié au moment d’aborder une saison qui, aujourd’hui, amène Decazeville à reprendre sa place à ce niveau après trois années de purgatoire.

Une saison mais surtout des phases finales synonymes de renaissance d’un club qui joue avec le cœur et se livre corps et âme lorsque arrive le temps de prendre son destin en main. Comme face à Aix-les-Bains, Aubagne puis Vincennes. "On a pris conscience que nous devions jouer les uns pour les autres. Nous sommes plusieurs coéquipiers à avoir joué ensemble en Belascains, cela a forgé le groupe, nous n’abandonnons jamais."

Soutien et expérience

Mais le déclic, Bastien Pons le voit également dans la présence de joueurs d’expérience. Des hommes "comme Jérôme Accorsi, Benjamin Besombes et Romain Vidal. C’est ce dernier qui nous a certainement le plus ouvert les yeux sur notre potentiel, reconnaît-il. Romain, c’est celui qui prend la parole dans le vestiaire avant le match. Il nous a fédérés avec ses discours toujours fort à-propos, avec les mots justes. Cela nous a fait grandir et c’est certainement grâce à cela que nous nous qualifions à Aubagne et dans la foulée, on passe Vincennes pour l’accession."

En bon Decazevillois, Pons sait aussi ce qu’il doit à ses supporters. Un facteur très important pour sa formation. "C’est incroyable de rentrer sur la pelouse de Camille-Guibert et de sentir cette ferveur autour de nous. Decazeville vit pour son rugby. Beaucoup de joueurs aimeraient être à notre place et être soutenus par ce public extraordinaire", souligne-t-il. Et d’ajouter : "D’ailleurs, il n’y a qu’à voir des joueurs comme Cédric Landès ou Grégory Fabro. Blessés au début des phases finales, les deux anciens font tout pour redevenir compétitifs. Ils ont envie de jouer, d’aider l’équipe et de vivre ses moments. Quand tu sais que Grégory a connu le Top14 et la ProD2, tu te dis qu’il pourrait s’en foutre et passer à autre chose. Non, au contraire, il fait de gros efforts pour revenir dans le groupe et vivre ses moments avec nous."

"Vivre la rencontre comme si c’était la dernière"

Pour continuer son aventure en phase finale, le Sporting affrontera les Héraultais de Servian-Boujan à Millau, dimanche 5 juin, en huitième de finale. Pour Bastien Pons, comme pour ses partenaires, ce match est le début d’un autre chapitre. "C’est pour nous ! Dans le sens où nous avons atteint notre premier objectif. Maintenant, nous avons droit de rêver mais il ne faut pas se voiler la face, toutes les formations présentes en huitièmes doivent avoir le même discours. Il ne faut surtout pas se voir trop beau mais vivre la rencontre comme si c’était la dernière."

En joueur de devoir qu’il est, le Decazevillois va entrer sur la pelouse de Millau pour tout donner. Et sortir, quoiqu’il arrive, la tête haute après une saison déjà réussie. Même s’il n’a pas envie de voir tout s’arrêter ce dimanche.

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Philippe Cauffet
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