L'Olempien Alexandre Théron, un infirmier piqué par le virus des voyages et de la montagne

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  • C’est une tradition ! Chaque fois qu’il atteint un sommet, comme ici le Cerro-Toco au Chili (5 604 mètres), Alexandre Théron prend plaisir à sortir de son sac à dos son tee-shirt fétiche "Aveyron vivre vrai", offert par Jean-Philippe Abinal.
    C’est une tradition ! Chaque fois qu’il atteint un sommet, comme ici le Cerro-Toco au Chili (5 604 mètres), Alexandre Théron prend plaisir à sortir de son sac à dos son tee-shirt fétiche "Aveyron vivre vrai", offert par Jean-Philippe Abinal.
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Originaire d’Olemps, qui reste son port d’attache, âgé de 34 ans, ce baroudeur a déjà découvert 45 pays sur quatre continents, faisant le choix de l’immersion, pour goûter aux cultures locales. Il est actuellement en... vacances à Chamonix, pour son autre passion, celle des sommets, avant de rallier Puigcerdà, en Espagne, où il œuvre en milieu hospitalier, avec le statut d’intérimaire.

Quarante-cinq pays, sur quatre continents. "Je n’ai jamais été en Océanie car, par exemple, l’Australie ne m’intéresse pas", lance Alexandre Théron, pour planter le décor. Né à Rodez, en 1988, mais originaire d’Olemps, où il revient régulièrement puisque, malgré ses périples, il n’a jamais coupé le cordon, le trentenaire a deux passions chevillées au corps : les voyages et la montagne.

Peut-être un héritage familial car son père, "un grand montagnard adorant notamment l’alpinisme", infirmier psy à l’hôpital Sainte-Marie d’Olemps (où sa mère était cadre supérieur), avait sillonné la planète, posant ses valises, en particulier, à Tahiti. Davantage certainement par amour pour les aventures de Tintin. "Jeune et adolescent, j’étais carrément addict au héros d’Hergé", confirme l’intéressé.

Après une (courte) scolarité ruthénoise, il a, tout d’abord, intégré l’école d’aide-soignants à Cahors, avec une mise en pratique à l’hôpital Jacques-Puel à Bourran à Rodez, puis celle d’infirmiers du chef-lieu aveyronnais, œuvrant, comme ses parents, à Sainte-Marie. Mais, l’appel des sirènes était plus fort et Alexandre Théron a ainsi attaqué son tour du monde. Il a commencé par les Caraïbes, avant d’opter pour la Thaïlande. Avec le guide du Routard comme unique compagnon de route. "Je réserve le billet d’avion, puis c’est la "débrouille" sur place, précise-t-il. Je bourlingue, en effet, au feeling, préférant le contact de la population pour découvrir la culture, les traditions locales".

L’Olempien tutoie donc la cinquantaine de destinations à son compteur personnel, avouant "un attrait particulier" pour l’Amérique du Sud. Avec toujours la même philosophie, qu’il a baptisée "la nostalgie du retour". Pour la recherche ou la fuite de quelque chose ? Il hésite pour la réponse, martelant finalement : "Peu importe. En revanche, ce qui est sûr, c’est que c’est vital pour moi. Je ne peux pas m’en passer. Le seul bémol est l’impact écologique quand tu prends l’avion. Quand tu vois la fonte des glaciers, la sécheresse, ça freine un peu. Je me dis que je vais faire un seul gros voyage par an, plutôt que de multiplier les courts séjours".

Infirmier intérimaire, il a pris ses quartiers, voilà quelques mois, à Puigcerdà, à la frontière franco-espagnole, où il travaille en milieu hospitalier, "avec quelques extras dans la restauration quand mon emploi du temps me le permet". Il va d’ailleurs y retourner le 1er juillet, après des... vacances à Chamonix.

Un fidèle ambassadeur de l’Aveyron

Célibataire, sans enfant, Alexandre Théron dit lui-même qu’il a fait "des choix de vie, sans regret". C’est ainsi qu’il a opté pour un fonctionnement (presque) ritualisé : "Trois mois de travail, un mois de liberté". Précisant, au passage : "Autant je fais attention à mon budget quand je suis à Rodez ou au boulot, autant je ne compte pas lors de mes expériences aux quatre coins de la planète. C’est vraiment tout pour le plaisir".

Du coup, il a dû se sentir enfermé au moment des pics de la pandémie... La réponse tranche : "Certes, les frontières étaient fermées et les voyages donc interdits. Mais, paradoxalement, j’ai bien vécu cette période Covid-19. Elle m’a été très bénéfique. Comme il y avait une pénurie d’infirmiers, j’ai travaillé ailleurs, en Espagne, à Mayotte". Grâce à cette vie d’infirmier baroudeur, il a aussi appris des langues étrangères, surtout l’anglais ("Qui permet de s’en sortir pratiquement partout") et l’espagnol, en autodidacte. "C’est très enrichissant, se réjouit l’Aveyronnais. Il ne faut miser que sur la chance, mais savoir se donner les moyens".

Cet excellent alpiniste, amateur de randonnée, d’escalade, de trek, avec un faible pour les Pyrénées, qu’il trouve "très sauvages", est également un ambassadeur pour le département. Dès qu’il atteint un sommet, le Nevado de Toluca (Mexique, 4 700m), l’Etna (Italie, 3 357 m) ou le Cerro-Toco (Chili, 5 604 m), il dégaine le tee-shirt "Aveyron vivre vrai", offert par le conseiller départemental Jean-Philippe Abinal. Comme il fait découvrir aussi la charcuterie de son ami ruthénois Lucas Azémar. Des Brésiliens ont ainsi goûté à du saucisson en Bolivie... Et ont été initiés au "chabrot" !

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Rui Dos Santos
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