Variole du singe : quel est le protocole d’isolement si je suis malade, cas contact ou cas suspect ?

  • Au 1er juin, la France comptait 33 cas confirmés d’infection à la variole du singe, selon les derniers chiffres rapportés par Santé publique France.
    Au 1er juin, la France comptait 33 cas confirmés d’infection à la variole du singe, selon les derniers chiffres rapportés par Santé publique France. Repro CPA
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Les cas de variole du singe se multiplient en France et dans le monde, même si les médecins restent sereins. Un protocole pour les malades ou ceux qui ont été en contact avec la variole du singe est en place, de manière à éviter une véritable épidémie. Quel est-il ?

 

Une maladie qui ne cesse de se propager. La variole du singe fait de plus en plus de malades ces dernières semaines, et les autorités sanitaires prennent des mesures pour éviter une augmentation exponentielle des contaminations. 

Au 1er juin, la France comptait 33 cas confirmés d’infection à la variole du singe, selon les derniers chiffres rapportés par Santé publique France. Sur ce total, 24 cas ont été rapportés en Ile-de-France, deux en Auvergne-Rhône-Alpes, un dans les Hauts-de-France, un en Centre-Val de Loire, quatre en Occitanie et un en Normandie.

« La situation évolue très rapidement », ce qui justifie un dispositif de « surveillance pérenne » de la transmission de ce virus, a expliqué l’organisme de santé public, qui a mis en place un protocole d’isolement pour les personnes malades et les cas probables. Quelles sont les règles ? On vous explique.

Que faire si je suis malade ?

En cas de test positif au virus de la variole du singe, vous êtes donc un cas confirmé. Dans ce cas, vous devez remplir une fiche de déclaration obligatoire et « une investigation destinée à déterminer l’origine la plus probable » de votre contamination sera menée, peut-on lire sur le communiqué de Santé publique France. Les « personnes-contacts à risque doivent être listées et prises en charge par l’ARS dans le cadre du contact tracing ».

Les personnes déclarées positives « doivent s’isoler à domicile pour une durée de trois semaines à partir de leur date de début des signes si leur état clinique ne nécessite pas une hospitalisation ». L’agence nationale indique qu’un « arrêt de travail ou une autorisation de télétravail à temps plein peut leur être délivrée par leur médecin traitant ».

Les cas confirmés doivent également « s’isoler des autres personnes au sein du domicile, et ne doivent pas partager leurs vêtements, leur linge de maison et literie ou leur vaisselle avec d’autres personnes. Ils doivent porter un masque chirurgical et ne pas avoir de contact physique avec d’autres personnes ».

Au moins deux fois par semaine, toute personne contaminée est contactée par l’Agence régionale de santé (ARS) « afin de vérifier le respect de l’isolement et en cas d’aggravation de les orienter vers la régulation du Samu ».

Ou si je suis cas probable ?

Le schéma est presque identique pour les cas probables, c’est-à-dire toutes les personnes « présentant une éruption vésiculeuse évocatrice de MKP2, précédée ou non d’une fièvre ressentie ou mesurée au-delà de 38 °C » et qui ont été exposées au virus durant les trois semaines.

Dans ce cas, les personnes s’isolent aussi pendant 21 jours à partir de la date de début des signes cliniques. Idem, un cas probable s’isole des autres personnes au sein du domicile et ne partage pas ses vêtements.

Quant aux cas dits suspects, ils doivent se faire tester et rester isolés à leur domicile dans l’attente du résultat. En cas de test positif, la personne devient un cas confirmé.

Et pour les personnes contacts à risque ?

Les cas contact à risque « ne sont pas isolés à domicile mais ils sont invités à surveiller leur température matin et soir et à vérifier l’apparition d’une éruption cutanée jusqu’à trois semaines après le dernier contact avec le cas (surveillance passive) », explique le Haut conseil de la santé publique dans son avis publié le 24 mai. « Si au terme de ces trois semaines, aucun symptôme n’est apparu, les personnes contacts sont considérées comme indemnes d’infection et la surveillance peut être levée. »

L’ARS réalisera un suivi téléphonique au moins deux fois par semaine afin de vérifier l’absence de symptômes. « En cas de fièvre ou d’éruption, les personnes-contacts à risque ne doivent pas se rendre chez leur médecin ou aux urgences mais sont invitées à appeler le Samu »,détaille Santé publique France.

Centre Presse Aveyron
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