Cigarettes électroniques : les vapoteurs risquent d'être touchés par une hausse des prix

  • Deux millions de vapoteurs sont recensés en France.
    Deux millions de vapoteurs sont recensés en France. Repro CPA
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Face à l’inflation, et confrontés à l’envolée de leurs coûts d’approvisionnement, les fabricants sont susceptibles de relever les montants « ces prochains mois, pour assurer la pérennité de leur activité », prévoit le cabinet Xerfi dans une étude récente.
 

La cigarette électronique a le vent en poupe, mais l’inflation peut aboutir à un renchérissement des frais d’usage de la vapoteuse, estime le cabinet d’analyses Xerfi dans une étude parue jeudi 16 juin.

La société anticipe « des revalorisations tarifaires des fabricants de e-liquides, confrontés à l’envolée de leurs coûts d’approvisionnement (propylène glycol et glycérine végétale) mais aussi aux prix plus élevés des arômes, de l’énergie ou encore des flacons », selon un communiqué de Xerfi, qui ne nous a pas transmis l’intégralité de son étude.

Les fabricants, qui ont « d’abord rogné sur leurs marges pour absorber ces surcoûts », sont désormais susceptibles d’augmenter leurs prix de vente « ces prochains mois, pour assurer la pérennité de leur activité », prévoit le cabinet d’analyses.

Une telle évolution est susceptible de « ralentir la croissance du marché tricolore de la vape, alors que la perspective de réaliser des économies substantielles est l’une des principales motivations des fumeurs pour arrêter le tabac », ajoute Xerfi.

Prix record du paquet de cigarettes

Comme le remarque la société, pour les fumeurs, « le nouveau record du prix moyen du paquet de cigarettes (10,5 euros en 2021) » et la forte hausse des prix de l’alimentation et des énergies « mettront le pouvoir d’achat sous pression ».

La vapoteuse n’a pas démontré son efficacité pour l’arrêt du tabac. « Les connaissances fondées sur les preuves sont insuffisantes pour proposer les Seden [systèmes électroniques de délivrance de la nicotine] comme aides au sevrage tabagique dans la prise en charge des fumeurs par les professionnels de santé », soulignait le Haut Conseil de la santé publique (HCSP) dans un avis du 26 novembre 2021 concernant la balance bénéfices-risques de la vapoteuse.

« Les professionnels de santé qui accompagnent un fumeur dans une démarche de sevrage tabagique se doivent d’utiliser des traitements médicamenteux ou non ayant prouvé leur efficacité », précisait le HCSP, qui mettait à jour deux précédents avis.

Le vapotage expérimenté par plus d’un adulte sur trois

« En 2020, 37,4 % des adultes de France métropolitaine déclaraient avoir déjà expérimenté le vapotage ; 5,4% déclaraient vapoter actuellement dont 4,3% quotidiennement », indiquait le Haut conseil.

« Après une diffusion rapide au début des années 2010, la prévalence du vapotage semble relativement stable depuis quelques années », selon le HCSP.

Chez « les vapoteurs adultes, la durée d’utilisation de produits de vapotage a augmenté entre 2014 et 2017, passant de 4 à 20 mois en moyenne ».

Malgré la baisse de la consommation de tabac, « [e]n 2020, 31,8 % des 18-75 ans fumaient en France métropolitaine », tandis que 25,5 % des personnes de cette tranche d’âge fumaient chaque jour.

Centre Presse Aveyron
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