Rodez : la Ville va-t-elle pouvoir entrer dans "son" haras ?

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  • Beaucoup d’interrogations planent encore autour de l’été au haras.
    Beaucoup d’interrogations planent encore autour de l’été au haras. Archives CPA
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Sans médiation, Station A ne veut pas quitter le haras le 30 juin. La Ville s’en remet à la justice, sûre de son bon droit, au moment d’acheter le haras au Département.
 

Le 30 juin, le Département effectue un état des lieux de sortie du haras avec Station A. Le 1er juillet, la Ville effectue un état des lieux de rentrée avec le Département, et occupe enfin le haras, afin d’y installer dans un premier temps les animations de l’été qu’elle a prévu, et notamment le concert de Gaëtan Roussel le 14 juillet.

Voilà en quelques lignes comment pourrait être résumée l’acquisition du haras par la Ville. Ces prochains jours. Mais il y a de fortes chances que cela soit plus compliqué que cela.

On le sait, Station A n’entend pas quitter le haras tout de suite. Les "Stationnautes" se livrent pour cela à une bataille juridique. Ces derniers jours, le tribunal administratif de Toulouse a ainsi rendu une décision qui prête le flanc aux interprétations. C’est bien le seul point sur lequel tout le monde est d’accord. Cette décision confirme toutefois que Station A doit quitter les lieux. "Sur ce point-là, ok, on a perdu" résume Allan Hay.

Mais un autre point est donc soumis à interprétation. Pour faire simple, le tribunal a renvoyé sur le fond le temps nécessaire à Station A pour plier ses bagages et rendre le site comme ils l’ont trouvé en entrant. Un renvoi sur le fond qui peut prendre longtemps. Très longtemps. Pour les représentants du tiers lieu, cela signifie qu’ils peuvent exploiter le lieu tant que la décision n’a pas été rendue. Donc, au-delà du 1er juillet.

Pour la Ville, le droit s’applique. Le 1er juillet, elle prend possession du lieu. Le Département, lui, ne sera plus propriétaire du lieu à la signature devant notaire, prévue le 1er juillet.

Si du côté des collectivités, on en appelle à la préfecture pour faire respecter la décision du tribunal administratif, on s’interroge aussi sur l’attitude de Station A qui poursuit ses activités comme si de rien n’était. " Le site ne peut être occupé que pour être remis en état", estime-t-on du côté de la ville.

"En 5 minutes, cela peut être réglé"

Du côté de station A, on appelle à une médiation afin que la sortie soit moins brutale. " En cinq minutes, cela peut être réglé", assure Alan Hay, qui souhaite notamment préserver l’avenir du restaurant d’insertion Liens et les artisans. Et de réclamer "une médiation devant un juge".

Mais du côté de la mairie, on estime que les tergiversations n’ont que trop duré. " Un accord avait été trouvé, et l’on ne sait pourquoi, ils ont saisi le tribunal", fait-on remarquer du côté de l’Hôtel de ville qui, pour l’heure, a décidé de s’en remettre à la justice et à sa décision, sûre de son bon droit.

Difficile à ce stade de dire à quoi vont donc ressembler ces 30 juin et 1er juillet du côté du haras. Où la présence d’huissiers pourrait être requise. Avec une question en filigrane : les animations de l’été prévues par la Ville pourront-elles avoir lieu ?

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