Rodez : la Ligue des droits de l’Homme s’inquiète du silence de l’État

  • La permanence a été délocalisée sur la place Foch.
    La permanence a été délocalisée sur la place Foch. Repro CPA
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L’association qui vient notamment en aide aux migrants n’arrive plus à joindre la préfecture. Elle a décidé d’y délocaliser sa permanence ce mercredi après-midi.

Tous les mercredis, la section ruthénoise de la Ligue des droits de l’Homme organise une permanence à la Maison des associations. Cette fois, elle a décidé de marquer le coup, et de la délocaliser, en début d’après-midi, sur le parking de la place Foch, devant les bureaux de la préfecture. L’objectif de ce rendez-vous était d’alerter sur ce qu’ils estiment être une dégradation des relations avec les services de l’État dans le traitement des dossiers. "Avec l’ancienne préfète, nous n’avions quasiment aucun échange, rappelle Jacky Burzala, le président de la section locale de la Ligue. Quand la nouvelle est arrivée, elle nous a reçus et le dialogue s’est amélioré. Mais depuis quelques mois, nous n’avons plus d’échanges sur les dossiers." À plusieurs reprises, dans des courriers adressés les 25 février, 26 mars et 4 mai, la LDH alerte la préfecture pour attirer son attention sur "un problème récurrent, celui du délai de traitement des demandes de titre de séjour par le travail".

Faisant référence à de précédents entretiens où un accord avait été trouvé pour des entretiens réguliers entre les services de la préfecture et les représentants de la LDH, ces derniers expriment leurs interrogations et inquiétudes dans le dernier courrier. " Aujourd’hui, après une période au cours de laquelle les échanges par courriels ont été fructueux et rapides, nous n’avons de cesse de demander des rendez-vous, des réponses, à la suite de dépôts de dossiers de demande régularisation par le travail, et nous n’obtenons malheureusement aucune réponse ; le silence s’est à nouveau installé ! Les dossiers s’accumulent, les attentes deviennent interminables, inexplicables, intolérables !"

Une série de revendications

Alors que lundi avait lieu la journée mondiale des réfugiés, la Ligue a donc souhaité se faire entendre alertant sur les "injustices" qui découlent de cette situation. "Nous avons des promesses d’embauche dans certains dossiers qui ne sont pas traités, reprend le président. Cela aboutit à des restaurateurs, notamment qui sont frustrés parce qu’ils ne trouvent pas de main-d’œuvre alors qu’il y a sur place des personnes prêtes à travailler."

La Ligue demande donc la mise en place de rencontres régulières pour faire le point sur les dossiers, la mise à disposition de moyens supplémentaires pour les services préfectoraux, mais aussi un "accompagnement humain en complément de la dématérialisation des dossiers" qui n’est pas toujours facile à faire vu le public concerné.

La préfecture n’a pas donné suite à notre sollicitation.

Guilhem Richaud
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Les commentaires (1)
Anonyme13114 Il y a 12 jours Le 23/06/2022 à 09:46

Quant à moi je m'étonne du silence de la LDH quant à la délinquance chez certains migrants.