Sud Aveyron : les nouveaux projets du Parc naturel régional des grands causses

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  • Le comité s’est réuni récemment pour approuver un lot de délibérations.
    Le comité s’est réuni récemment pour approuver un lot de délibérations.
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Il s’agit notamment de photovoltaïque, ainsi que l’acquisition de la forêt de Sylvanès.

C’est l’une des mesures phares annoncée lors du comité syndical du Parc naturel régional (PNR) des grands causses. 86 bâtiments publics du territoire des communes membres de ce regroupement vont recevoir des panneaux photovoltaïques sur leurs toits. Florent Tarrisse, directeur général des services du PNR, en explique les modalités.

"De notre côté, on a retenu une entreprise et c’est ensuite elle qui va louer les toits en question et se charger de les exploiter. " Un dispositif qui s’inscrit dans le cadre de la loi climat et résilience promulguée en août dernier. Ce texte préconise une diminution de 40 % des émissions de gaz à effet de serre à l’horizon 2030. " Ce procédé, c’est une bonne manière d’augmenter notre autonomie énergétique ", confie le directeur du PNR. Ce parc photovoltaïque produira 5,17 mégawatts, soit une puissance qui permettrait d’alimenter 5 000 personnes en électricité.

295 000 € pour acheter la forêt de Sylanès

Le partenariat a été signé avec l’entreprise Avento, " c’est la holding Jean-Yves Grandidier, président de Valorem, spécialisée dans les énergies renouvelables, et dont une filiale est installée dans le Sud-Aveyron ", détaille Florent Tarrisse. L’établissement en question, C2a, détient ses locaux dans la commune de Versols-et-Lapeyre. Le coût de cette initiative n’a pas été communiqué.

La forêt de Sylvanès rachetée par la mairie

"Cela va nous permettre d’avoir un meilleur cadre global", livre le maire de Sylvanès, Michel Wolkowicki. Jusque-là, les 98 hectares de la forêt de Sylvanès appartiennent à la commune de Berre-l’Étang dans les Bouches-du-Rhône. C’est une association locale qui était en charge des anciens bains qui accueillaient des colonies de vacances chaque été.

Ce rachat, qui sera acté au début de l’été, facturé à 295 000 €, est un réel coût pour la mairie, c’est pour cela qu’elle a sollicité les services du PNR. "On a essayé d’aller chercher le maximum de financements", relate Jérôme Bussière, technicien au sein de la fédération. Pour cela, les différents partenaires demandent un suivi clair de la gestion des bois. "L’objectif est notamment d’assurer une bonne protection de la biodiversité", assure Jérôme Bussière.

Les différents fonds trouvés représentent entre 70 et 80 % de la somme totale. Si la gestion de cette forêt sera particulièrement suivie et encadrée, pas question pour autant de ne pas l’exploiter. "La forêt était livrée à elle-même, donc elle sera mieux entretenue. Des chemins de randonnée pourront y être aménagés et la pratique de la chasse ne sera pas menacée", appuie Michel Wolkowicki, l’ingénieur territorial poursuit : "Le bois pourra être exploité, ce qui amènera des revenus financiers pour la commune." Après l’acte de vente signé, l’objectif sera de faire reconnaître le régime forestier, afin que l’Office national des forêts (ONF) soit garant de la zone.

Un bilan commercial en demi-teinte

Florent Tarrisse a profité de la réunion pour effectuer un bilan de l’attractivité commerciale du territoire du PNR sur la période 2014-2020. De manière globale, les chiffres sont en légère hausse sur les zones urbaines de Millau et Saint-Affrique, et en légère baisse sur les espaces ruraux du Larzac notamment. La population globale y est plutôt vieillissante avec 35 % de retraités contre 29 % en Occitanie. Une dynamique "peu propice à un développement de l’offre commerciale", selon le directeur général des services du PNR. Si le résultat est meilleur que sur la période 2008-2014, avec un chiffre d’affaires global de plus de 23 millions d’euros, le vieillissement inquiète. "Notre remède est simple, il nous faudrait une légère hausse de population", livre Florent Tarrisse. Actuellement la hausse est de 0.1 % par an, passer à 0.4 % serait suffisant selon son analyse.
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Alexis Roux
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