Ligne aérienne Rodez-Paris : Amelia restera aux commandes

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    Amelia reste sur le tarmac aveyronnais. Centre Presse - José A. Torres
Publié le , mis à jour

Entre la compagnie française et le conseil départemental, les relations sont de nouveau au beau fixe. 

"On se laisse jusqu'à début juillet pour trouver un accord, sinon nous partirons". Voilà les mots du PDG et fondateur de la compagnie Amelia, Alain Regourd, en début d'année. L'homme d'affaires aveyronnais laissait alors craindre pour le département un arrêt de la ligne Rodez-Paris, vitale pour l'économie. Arnaud Viala s'était alors dit "surpris" et avait indiqué qu'il ne s'interdisait pas de lancer un "nouvel appel d'offres"...

Finalement, les relations semblent être revenues au beau fixe entre les deux parties ces derniers jours. Vendredi, le président du conseil départemental a d'ailleurs indiqué qu'une "issue favorable était en passe d'être trouvée" et que la compagnie française devrait rester sur le tarmac aveyronnais jusqu'au terme de son contrat, en 2024. Ce renouveau des relations doit même être officialisé lors d'une conférence de presse, mardi prochain, où Arnaud Viala et Alain Regourd s'afficheront main dans la main.

Le dossier du centre de maintenance avance

Ce moment devant la presse sera-t-il également l'occasion de lancer le fameux centre de maintenance promis par la compagnie à son arrivée en 2020 ? Certainement. Ce dossier était au cœur des relations tendues jusqu'alors, Alain Regourd dénonçant "le retard" de la collectivité sur les travaux. Des travaux estimés à 3,2 millions d'euros par la collectivité récemment. De son côté, Amelia promet la création de dizaines d'emplois - une cinquantaine selon les prévisions les plus optimistes... "On va lancer les premiers aménagements très vite, dans les prochaines semaines", a annoncé Arnaud Viala lors d'une récente assemblée départementale. "Les Aveyronnais sont regardants sur les dépenses publiques et on se doit de connaître tous les tenants et aboutissants de ce projet", rappelait-il néanmoins en début d'année. Alain Regourd l'a semble-t-il rassuré. 

En attendant, le milieu économique peut donc dormir sur ses deux oreilles : la liaison Rodez-Paris ne connaîtra pas de "trou d'air" cet été. Une nouvelle interrogation est néanmoins entrée en jeu : après ce coup de colère, Amelia devra-t-il lui aussi offrir de nouveaux gages aux collectivités, qui financent à hauteur de 9,6M€ cette ligne dite d'aménagement de territoire ? Une facture prise en charge à 55% par l'Etat et dont le reste est partagé entre divers acteurs, le Département en premier lieu (70%) suivi de la Région (15%), l'Agglomération de Rodez (10%) et la CCI (5%).

Vers une adaptation des tarifs ?

Récemment, un rapport sur l'amélioration des mobilités remis à Arnaud Viala et ses conseillers mettaient en lumière la nécessité d'adapter les tarifs sur la ligne Rodez-Paris. Celle-ci est aujourd'hui utilisée à 76% par le milieu économique, le public y privilégiant très souvent les offres moins onéreuses au départ de l'aéroport de Toulouse ou encore Montpellier... "Une offre particulière est à mettre en place le week-end (actuellement, aucun vol n'est assuré le samedi, NDLR) avec peut-être un plus gros porteur, de 150 places par exemple, et des tarifs du niveau low cost", soulignait ce rapport, ne s'interdisant pas d'étendre l'idée à un créneau de milieu de semaine. "Surtout, en ces temps où le télétravail a le vent en poupe", souligne Daniel Segonds, ancien patron de la RAGT et directeur de la société mixte gérant l'aéroport, coauteur du rapport. 

"Il est vrai que sur cette ligne, nous mobilisons l'argent des contribuables, sans que tous puissent en profiter", reconnaît Arnaud Viala. Tout en se voulant prudent néanmoins et maître des comptes : "Certes, une offre pour les gens hors du milieu économique serait bénéfique mais je rappelle que si la compagnie accumule les déficits, c'est à nous de combler..." Le rapport, lui, préconisait une implication plus élevée de la Région dans le syndicat mixte. Actuellement, celle-ci participe à hauteur de 15%, soit près de 400 000€ par an. "Il paraît légitime qu'elle double cet engagement", a estimé Daniel Segonds. 

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Les commentaires (1)
filochard Il y a 1 mois Le 27/06/2022 à 09:19

Super un avion de 150 places les week-ends permettant aux aveyronnais lambda de rejoindre la capitale à prix raisonnable.
Arnaud Viala travaille pour nous