Rodez : le dernier "raku" de la saison pour les céramistes de la MJC

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  • Une partie des membres du club de poterie de la MJC de Rodez. De gauche à droite : Mireille, Élisabeth, Maryline, Rosy, Pierre, Laurence, Cathy.
    Une partie des membres du club de poterie de la MJC de Rodez. De gauche à droite : Mireille, Élisabeth, Maryline, Rosy, Pierre, Laurence, Cathy.
  • Élisabeth présente sa nouvelle création.
    Élisabeth présente sa nouvelle création.
  • Certains membres du club se transforment en véritables cosmonautes…
    Certains membres du club se transforment en véritables cosmonautes…
  • La préparation du four.
    La préparation du four.
  • Masque réalisé par Laurenceà partir d’une empreinte. Masque réalisé par Laurenceà partir d’une empreinte.
    Masque réalisé par Laurenceà partir d’une empreinte.
  • Pendant la cuisson les pièces sont totalement incandescentes… Et après… Pendant la cuisson les pièces sont totalement incandescentes… Et après…
    Pendant la cuisson les pièces sont totalement incandescentes… Et après…
  • Poterie : le dernier raku de la saison pour les céramistes de la MJC
    Poterie : le dernier raku de la saison pour les céramistes de la MJC
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Samedi 11 juin, c’était le quatrième et dernier raku de la saison pour les membres du club de poterie de la MJC de Rodez.

Mais qu’est-ce que le raku ? Ce procédé de la céramique par le feu désigne des pièces craquelées noires et blanches, avec des parties enfumées ou mordorées.

Cependant, sans la cuisson, la terre ne peut pas durcir et les objets ne peuvent se conserver. Certes, le feu peut faire éclater une pièce, mais c’est aussi grâce à ce dernier que l’émail fond, se colle à la pièce et que les couleurs se développent. Pour obtenir ce résultat, le four doit être chauffé à près de 1 000°, pour une durée d’environ 1 h 30 de cuisson. "Dans les cuissons classiques, il est nécessaire que le four soit totalement refroidi pour sortir les pièces. En ce qui concerne le raku, on ouvre le four en pleine cuisson et les pièces sont incandescentes !" m’explique-t-on.

Pour sortir les pièces du four deux à trois personnes doivent se revêtir d’une combinaison ignifugée, d’une paire de gants et d’un masque à lunettes. Un thermomètre, une caisse d’enfumage, des bacs d’eau, de la sciure de bois sont également indispensables pour la suite de cette opération. Ainsi, certains membres du club se transforment en véritables cosmonautes – protection oblige – pour retirer les poteries du four, au milieu des flammes et de la fumée. Le retrait de chaque pièce du brasier s’effectue à l’aide de grandes pinces. Les poteries sont transférées très vite dans un récipient en métal, rempli de paille ou de sciure de bois. Ce contact avec la glaçure va créer les effets. Après une vingtaine de minutes, chaque pièce est aspergée d’eau pour arrêter ce processus ou au contraire accentuer les craquelures.

La transformation opère

Les couleurs et reflets varient d’une pièce à l’autre. Quoi qu’il en soit, tous ces objets sont recouverts de suie. Un bon nettoyage s’impose en frottant avec du détergent et de l’eau. Aussitôt, la transformation opère : les couleurs changent, les pièces se découvrent enfin pour offrir une nouvelle dimension à ces objets. C’est ainsi que ces œuvres apparaissent soudain sous nos yeux contemplatifs et émerveillés.

En japonais, le mot raku signifie "joie, spontanéité". Autrement dit, une joie spontanée non dissimulée qui se manifeste à la découverte de ces précieux objets. L’on pourrait rajouter le terme de "solidarité", tant l’entraide au sein de ce groupe est évidente. Ceci justifie pleinement cela ! Aussi, les céramistes du club de la MJC de Rodez peuvent être très fiers de leurs créations respectives.

L’origine du raku

Le raku, abréviation du terme raku-yaki, est le résultat d’une technique d’émaillage développée dans le Japon du XVIᵉ siècle. Son origine est liée à la fabrication de bols pour la cérémonie du thé. Pendant des siècles, la cérémonie du thé était réservée à l’aristocratie, avec des bols décorés d’ornements précieux. Mais elle se démocratise au XVIe siècle, sous l’impulsion du grand maître de thé Sen no Rikyû (1522-1691). Le bol à thé devient un modeste objet cérémoniel. Le potier Tanaka Chôjirô amorce le style raku-yaki. Il crée des bols sobres, entièrement rouges ou noirs, qui étaient censés refléter les idéaux de simplicité du concept wabi. Selon la tradition zen, ces bols ne devaient pas détourner l’attention par leur beauté.Dès 1910, le grand potier Bernard Leach popularise cette pratique en Occident. La technique du Raku se transforme véritablement au contact de nombreux artistes. Elle connaît son heure de gloire dans les années 1960-1970, avec des artistes comme Paul Saudner. Le raku est alors appliqué à toutes sortes d’objets et de sculpture.(Source : Le raku, guide complet).

La préparation

L’argile raku : un choc thermique va être créé lors de la cuisson. Pour cela une terre solide et résistante qui contient de la chamotte est indispensable.La cuisson du biscuit : la première cuisson à 980° rend solide la pièce, mais elle demeure encore poreuse afin de recevoir la glaçure liquide.L’émaillage ou glaçure à raku : les émaux de base peuvent être utilisés, ou les colorer en leur ajoutant des oxydes (cuivre, fer...)L’émail est coulé sur la poterie afin d’obtenir un effet organique, à la louche par exemple. Les parties émaillées seront blanches ou colorées et les parties enfumées deviendront noires et mates.Voici quelques éléments pour reconnaître des pièces fabriquées à la main en raku. Tout d’abord de fines craquelures sombres sur les zones émaillées. La pièce a parfois un aspect très irisé et des irrégularités, mais aussi des variantes dans l’épaisseur de l’émail. Enfin, les zones non émaillées sont de couleur sombre : gris à noir éteint.(Source : Le raku, guide complet).
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Eric Guillot
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