Estaing : la confrérie des Pénitents bleus en procession le dimanche 3 juillet

  • Les Pénitents bleus participerontà la procession de la Saint Fleuret, dimanche 3 juillet.
    Les Pénitents bleus participerontà la procession de la Saint Fleuret, dimanche 3 juillet.
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Cette confrérie, présente dans d'autres villes, avait pour vocation d'enterrer les morts.

La confrérie des Pénitents bleus, pieuse institution, était établie dans l’église d’Estaing en 1648 et reconnue par le Pape Innocent X. La confrérie des Pénitents bleus était placée sous le vocable de saint Jean-Baptiste.

Le Pape accordait à ses membres des avantages spirituels considérables, tels que l’indulgence plénière le jour de leur réception, au moment de la mort du membre de la confrérie et le jour de la fête de saint Jean-Baptiste. D’autres faveurs ont été accordées notamment en 1695 par l’évêque de Rodez, Paul de Luzignon, ou encore en 1737 par Jean d’Ize de Saleon, également évêque de Rodez.

Cette confrérie a fonctionné jusqu’à une date très récente. On lui avait affecté la chapelle Saint-Fleuret au Nord du village, lieu où se déroulaient les cérémonies de la confrérie. Aujourd’hui, cette chapelle a été réaménagée en gîte d’étape pour les pèlerins marchant sur le chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. Cette transformation a permis de sauvegarder la bâtisse dans un excellent état, trônant fièrement sur le haut du foirail d’Estaing.

La confrérie se manifestait dans la participation aux cérémonies à l’église et aux processions, comme la célèbre procession historique et religieuse de la fête de Saint-Fleuret le premier dimanche de juillet où l’on peut apercevoir les Pénitents bleus parmi les nombreux personnages qui composent le cortège. À voir ce dimanche 3 juillet à Estaing pour la fête en l’honneur de son saint patron.

La confrérie des Pénitents bleus avait le quasi-monopole de transport des corps à l’occasion des sépultures, avec un chariot à bras, qui servait à la fois de corbillard et de catafalque, qu’on trainait ou portait jusqu’aux maisons les plus isolées de la campagne. Lors de ce service, la modestie des hommes, entièrement enveloppés de leur blouse bleue composée d’une toile très rustique, faisait forte impression. À Estaing, il y a plusieurs lieux de sépulture. Au XVIIIe siècle, c’était l’église et les chapelles basses c’est-à-dire la crypte. Souvent les sépultures avaient lieu dans le cimetière jouxtant l’église ou le grand cimetière, dit de la Madeleine (il se situait au nord de la rue de Coussane sous le quartier du Barry). Aujourd’hui, le cimetière est sur le versant Est, longeant la route du Causse.

À découvrir, les tombes creusées à même la roche près de l’église avec accès à la crypte par l’extérieur. Autrefois, l’accès à la crypte se faisait par une trappe à l’intérieur de l’église. Sans oublier une visite au foirail pour admirer la chapelle Saint-Fleuret.

Centre Presse Aveyron
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