Yvan Altchenko, du causse de Sébazac à la maîtrise du sujet de l’eau

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  • Yvan Altchenko œuvre également à la vulgarisation de ce sujet des plus précieux.
    Yvan Altchenko œuvre également à la vulgarisation de ce sujet des plus précieux.
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Originaire de Sébazac-Concourès, après un périple étudiant et professionnel qui est passé par la Grande-Bretagne et l’Afrique du Sud, il jouit d’une précieuse expérience scientifique en matière d’eau.

Il ne saurait dire pourquoi, mais Yvan Altchenko a toujours été attiré par l’eau. Il a beau avoir passé toute son enfance et sa jeunesse du côté de Sébazac-Concourès, dans la maison familiale de l’avenue Tabardel, c’est l’eau qui guide son aventure professionnelle. Marseille, l’Angleterre, la Vendée, Perpignan, l’Afrique du Sud et aujourd’hui Montpellier ont successivement été ses ports d’attaches.

Il a étudié dans l’hydrologie, la biologie marine, l’eau potable et l’assainissement, les eaux souterraines transfrontalières (entre le Botswana et l’Afrique du Sud), et aujourd’hui le mastère spécialisé en gestion de l’eau dont il dirige la formation au sein d’Agroparitech.

De l’eau, de l’eau, toujours de l’eau.. "Peut-être parce que je suis né à Marseille ?" rigole-t-il. Ou parce que toute la branche maternelle de sa famille, les Bories, est originaire d’Aubin dans le Bassin… Ce qui ne s’invente pas !

Le tout est qu’Yvan Altchenko, qui revient très régulièrement voir sa famille, pourrait vous parler de l’eau et de ses enjeux pendant des heures. Avec une approche scientifique des plus éclairantes. Plus que du rugby, où pourtant il a effectué de belles gammes à l’aile des équipes de Sébazac.

"J’ai quand même rapidement laissé tomber le rugby. En fait, je ne jouais pas trop mal, on avait du coup tendance à me faire monter d’une catégorie, pour me retrouver dans l’équipe de mon frère avec des mastodontes qui me rentraient dedans" rigole-t-il. Un frère, Igor, qui, au passage, lui, a continué à s’amuser avec le ballon ovale en deuxième ou troisième ligne, à Espalion, puis à Rodez.

Yvan a donc arrêté le rugby, "au grand dam de mon père", qui avec ses moustaches et sa présence ne passait pas inaperçu sur les bords des terrains, où il a toujours aimé s’investir.

Mais revenons à Yvan et sa connaissance de l’eau, issue d’un long cours de formations axé notamment autour de l’hydrogéologie. Indéniablement, la dizaine d’années passée en Afrique du Sud, sur la gestion des eaux souterraines, a forgé son expérience. Et le place en personne référente sur le sujet.

Dernièrement, dans le cadre d’un reportage sur France Info autour des eaux souterraines et leurs capacités à améliorer la sécurité alimentaire sur ce continent, les journalistes n’ont pas hésité à le contacter. "C’est effectivement un sujet qui me tient à cœur", glisse-t-il.

Un sujet loin d’être simple, on s’en doute. "Il y a d’un côté ceux qui pensent qu’il est bien de travailler dessus, de chercher et de l’autre, ceux qui veulent éviter tout cela, de peur que cela soit mal utilisé, ou dans un mauvais cadre. Nous, on est dans une démarche de connaissances…"

Ce fut en tout cas son travail à "l’International Water Management Insititute" à Pretoria. Où il travailla notamment sur la quantification des eaux souterraines, ce qui n’avait alors jamais été fait auparavant.

Une période charnière pour Yvan à plus d’un titre. Professionnellement certes, notamment en matière diplomatique où il fut amené à user des formes de langages adéquates pour mettre en avant des situations parfois complexes impliquant plusieurs pays. Mais sur le plan personnel. C’est dans ce pays, baigné par l’océan atlantique et l’océan indien qu’il a rencontré son compagnon, qui deviendra son mari, et avec lequel il a deux enfants.

Après un congé parental, il est donc revenu en France. A Montpellier, donc, sur les bords de la Méditerranée, pour diriger le mastère spécialisé en gestion de l’eau, qui œuvre notamment beaucoup sur la potabilité de l’eau. Avec pas mal de gestion de projets autour de l’eau, l’assainissement et l’eau potable.

Vulgariser le sujet fait aussi partie des missions qu’il s’est fixées. "Le sujet c’est aussi de trouver le niveau d’acceptabilité des décisions concernant l’eau, que ces gens seront amenés à prendre quand ils en auront la responsabilité".

Le sujet est aussi vaste que délicat. Il oblige aussi à de nombreux recalculs en raison des changements climatiques. D’où l’intérêt de le maîtriser parfaitement. Et Yvan Altchenko fait partie de ces gens-là.

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Philippe Routhe
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