Covid-19 : la maladie augmenterait les risques de maladies d’Alzheimer et de Parkinson

  • Comment évolue le Covid-19 à long terme ?
    Comment évolue le Covid-19 à long terme ?
Publié le

Comment évolue le Covid-19 à long terme ? Selon une étude danoise présentée au 8e congrès de l'Académie européenne de neurologie, les patients positifs auraient plus de risques de développer une maladie neurovégétative comme Alzheimer ou Parkinson.

Depuis plusieurs jours, les cas de Covid-19 repartent à la hausse en France. Avec notamment l’apparition de nouveaux variants d’Omicron, plus contagieux que le précédent et nommés BA.4 et BA.5. Si aujourd’hui les effets à courts termes de la maladie sont de mieux en mieux connus, les conséquences à long terme restent incertaines et se dévoilent au compte-gouttes.

Récemment, un travail chinois avait montré que chez les personnes sévèrement touchées par le Covid-19, 15% étaient atteintes de démence et un quart d’une déficience cognitive légère un an après leur sortie de l’hôpital. Et dans les formes longues, beaucoup rapportent des troubles de la mémoire et de la concentration.

Alzheimer, Parkinson, AVC

Dans une étude présentée lors du 8e congrès de l’Académie européenne de neurologie, des chercheurs du Rigshospitalet, l’un des principaux hôpitaux du Danemark, ont montré que l’inflammation neuronale liée au Covid pouvait contribuer à un développement accéléré des troubles neurodégénératifs.

Ainsi, sur près d’1 million de personnes testées pour le Covid-19, les auteurs ont observé que les patients positifs avaient un risque 3,5 fois plus élevé de développer la maladie d’Alzheimer, 2,6 fois la maladie de Parkinson et 2,7 fois un AVC ischémique.

Quel impact ?

"Nous avons observé un risque accru d’être diagnostiqué avec des troubles neurodégénératifs et cérébrovasculaires chez les patients positifs au Covid-19 par rapport aux patients négatifs", expliquent les auteurs. Mais, de manière rassurante, ils précisent que la plupart de ces troubles ne semblent pas être plus fréquents qu’après une grippe ou une autre pathologie respiratoire.

Ces résultats devraient en tout cas contribuer à comprendre l’effet à long terme de certaines infections dans la survenue de maladies neurodégénératives et d’accidents vasculaires cérébraux.

Centre Presse Aveyron
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?