Rodez : nouveau coup de filet anti-stup dans le quartier de Gourgan

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  • Les policiers ruthénois ont procédé aux interpellations mercredi.
    Les policiers ruthénois ont procédé aux interpellations mercredi. -
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Un trentenaire a été condamné à trois ans de prison ferme, ce vendredi. Il s'adonnait à un trafic juteux dans le quartier.

Il y a moins d’un an, en septembre 2021, les policiers ruthénois recevaient les félicitations du procureur de la République, Olivier Naboulet, après un vaste coup de filet anti-stup dans le quartier de Gourgan. Trois personnes avaient alors été interpellées après plusieurs mois d’enquête sur un trafic qui aurait généré des gains de près d’un million d’euros !

En ce milieu de semaine, un nouveau point de deal du quartier est tombé aux mains des policiers. Cette fois, tout s’est très vite passé. Mercredi, vers 17 heures, les fonctionnaires de la brigade anticriminalité assistent à une transaction de résine de cannabis, rue Henri-Fabre. L’acheteur, un jeune cuisinier, est intercepté. Son dealer, lui, s’évapore dans la nature. Mais, en perquisitionnant son domicile, les policiers découvrent une véritable « boutique » de stupéfiants : 53 grammes de cocaïne, près de deux kilos de résine de cannabis, de l’herbe… Sans compter tout le parfait attirail du dealer retrouvé dans un cabanon d’un jardin partagé loué par le suspect. Arrêté le soir même, il passe directement aux aveux. Il était jugé ce vendredi au tribunal de Rodez. Et a écopé de trois ans de prison ferme pour un trafic particulièrement juteux.

Jusqu’à 200 000€ de gains en une année ?

Selon ses dires, depuis près d’un an, il effectuait une vingtaine de transactions par jour. Avec des clients rencontrés pour la plupart dans le jardin public de Rodez. Originaire du nord de la France, et déjà condamné à de multiples reprises pour trafic de stupéfiants dans des départements limitrophes à l’Aveyron, ce père de famille âgé de 34 ans estime ses bénéfices à 100 000 € lors de l’année écoulée. Pour la procureur Mathilde Jayais, « on se rapproche davantage des 200 000€… »

La représentante du ministère public a pointé du doigt le fait que le prévenu ne travaillait pas depuis plusieurs années. Il dit vivre d’une allocation adulte handicapé, en raison de troubles psychiatriques, et s’être adonné au trafic pour sa propre consommation et « régler des dettes ».

Interdiction d’Aveyron

Outre son incarcération immédiate pour une durée de trois ans, le trentenaire a écopé d’une interdiction de paraître dans le département durant cinq années à sa sortie de prison. « Vous me brisez là ! », a-t-il lancé à la présidente de l’audience Geneviève Boussaguet, après l’énoncé du verdict. « Je me ferai passer pour fou et je ferai ma peine à Sainte-Marie », avait-il lancé la veille devant l’officier de police judiciaire…

Quant au jeune client arrêté, le tribunal s’est interrogé sur la quantité de drogue retrouvée sur lui : 100 grammes de résine. « C’est pour ma consommation personnelle, je fume quatre, cinq joints par jour », a-t-il assuré. Avant d’être condamné à huit mois de prison. Une peine aménageable via un bracelet électronique.

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