Ben Mazué au festival "Fête et détours de la lumière" de Sauveterre : "J'aime convaincre le public"

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    Ben Mazué. DDM -
Publié le , mis à jour

"Stop, ça y est, j'arrête de penser, j'vais courir, j'vais marcher". Qui n'a pas déjà fredonné ces quelques phrases ? Qui, d'ailleurs, n'a toujours pas entendu un titre ou aperçu la chevelure blonde à la mode surfeur landais de Ben Mazué ? Présent sur la scène musicale française depuis plus de 10 ans, il a connu le succès avec la sortie en 2020 de son dernier album certifié disque d'or : "Paradis". Une reconnaissance, enfin, pour cet ancien étudiant en médecine à la mélodie si singulière et aux prestations remarquées. Cette année, il a glané sa première Victoire de la musique, avant de partir pour une nouvelle tournée d'été. Elle l'emmène ce jeudi 4 août à Sauveterre-de-Rouergue pour le festival "Fête et détours de la lumière". Et c'est non sans plaisir qu'il retrouve l'Aveyron, un département qu'il a connu il y a quelques années en courant la célèbre course du Viaduc. Et qu'il côtoie presque au quotidien en travaillant avec un certain Jules Roux, originaire d'Entraygues-sur-Truyère, et régisseur en chef de la tournée. "Jules, c'est plus qu'un ami, c'est presque la famille...", sourit l'artiste. Entretien.

Votre tournée d'été vous emmène ce jeudi soir à Sauveterre-de-Rouergue. Comment celle-ci se déroule-t-elle, après avoir fait le plein des salles cet hiver ?

Tout se passe pour le mieux ! J'aime beaucoup les festivals d'été, c'est un lâcher prise permanent. On partage la scène avec d'autres artistes donc on chante moins, parfois on débute sans même avoir fait de balances, parfois il n'y a pas de lumières... Bref, il faut toujours s'adapter et c'est une autre façon de faire de la musique. On revient un peu à l'original : jouer dans n'importe quelles conditions. Puis, la relation avec le public est différente. En salle, il vous est complètement acquis. En festivals, il peut venir pour d'autres artistes à l'affiche donc il faut convaincre. J'aime beaucoup cela.

Cette tournée marque-t-elle également la fin d'une histoire avec votre dernier album couronné de succès, "Paradis" sorti en 2020 ?

Oui, c'est la fin de la tournée "Paradis". En tout, on aura fait plus de 130 concerts, c'est pas mal déjà (rires). Mais rassurez-vous, je rechanterai bien entendu quelques-uns des titres de l'album dans l'avenir.

Cela signifie-t-il qu'un autre album est en préparation ?

Pas vraiment. Je travaille sur d'autres projets actuellement : un livre de mes correspondances avec Grand Corps Malade (ils se sont écrit toutes les semaines durant deux ans, NDLR) doit sortir prochainement. Et toujours en collaboration avec cet artiste et Gaël Faye, on sort un EP de 7 titres en septembre. Cela va être pas mal.

Dans votre dernier album, "Paradis", vous vous mettez à nu si l'on peut dire en tirant un bilan de votre vie à l'aube de la quarantaine et à la suite d'un divorce avec la mère de vos enfants. Depuis vos premiers disques, on suit votre avancée très personnelle. Souhaitez-vous rester dans ce registre à l'avenir ?

Pour faire un album, il faut une histoire à raconter. Et j'attends d'en avoir une. Je vais vivre un peu et je vais voir (rires). En tout cas, pour frapper à la porte des gens, j'ai l'impression qu'il faut parler de soi. L'idée, c'est le partage, pas de se la raconter. Lorsque j'évoque une rupture sentimentale comme dans mon dernier album, ça parle à tout le monde... Je parle aussi d'exil avec mon déménagement de Paris à La Réunion. J'aime bien ce thème. Et qui sait, peut-être je raconterai mon exil en Aveyron dans le prochain (rires).

Vous avez remporté la Victoire de la musique du "meilleur concert" cette année, tout en y associant une prestation remarquée en direct. Qu'est-ce que cela vous a apporté ?

Beaucoup de joie, vraiment. Cela fait très plaisir d'être distingué. Je ne crois pas que ce soit nécessaire ou utile, mais c'est formidable. 

Dans une chanson à la mémoire de votre maman, vous dites que "vous faites des selfies comme un chanteur" et que vous aimeriez qu'elle voit les concerts car "il y a du monde, pas comme avant". Comment Ben Mazué vit-il cette reconnaissance ?

D'être reconnu pour ce qu'on fait, c'est un grand bonheur. C'est différent que d'être connu. Quand on se fait alpaguer dans la rue par quelqu'un qui vous dit "je vous ai vu à la télé", c'est bien mais ça ne vous fait pas votre journée. Alors que lorsqu'on vous dit "votre chanson m'a fait du bien", là on se dit qu'on ne s'est pas trompé de métier. Et pour ma part, c'était un long périple. Cela fait 12 ans que je chante et je sais ce que c'est de n'avoir aucun succès. Mais j'ai toujours senti que ça pouvait parler à des gens, c'est pour cela que je n'ai pas lâché. 

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