En Aveyron, entre vallée et gorges, deux tronçons et deux ambiances pour la rivière Tarn

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  • Les raspes du Tarn proposent un profil plus sauvage.
    Les raspes du Tarn proposent un profil plus sauvage. Midi Libre archives - EVA TISSOT
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De Mostuéjouls à La Bastide-Solages, le Tarn serpente sur plus de 100 kilomètres en Aveyron. Véritable terrain de jeu pour le tourisme, il propose aussi, en amont et en aval de Millau, deux ambiances très différentes.

Le Tarn fait pas loin de 400 kilomètres, dont près d’un tiers dans le département de l’Aveyron. Élément majeur de l’activité touristique du Sud-Aveyron, qu’il traverse quasiment d’Est en Ouest, de Mostuéjouls jusqu’à La Bastide-Solages, il a façonné la géologie du territoire.

Entre la vallée, qui serpente dans les grands causses, dans sa partie Est et les raspes à l’Ouest, ce sont deux types de paysages très différents qui entourent la rivière dans le département. Avec pour transition entre les deux, la ville de Millau.

Départ de Lozère

La déambulation dans la vallée aveyronnaise du Tarn démarre donc de Mostuéjouls. Mais quitte à y être, il serait dommage de ne pas faire un saut en Lozère, dans le village de Sainte-Enimie, quelques kilomètres plus haut, considéré, comme l’un des plus beaux villages de France.

Dans cet endroit à la frontière entre les deux départements se concentrent une grande activité touristique, mais aussi des points de vue impressionnants, notamment depuis Veyreau ou au Rozier et les gorges de la Jonte, qui sont aussi des lieux de randonnées prisés des spécialistes (parfois accidentés, les chemins ont aussi un dénivelé important), mais également des lieux où il est possible de côtoyer les vautours.

 les gorges de la Jonte, qui sont aussi des lieux de randonnées prisés.
les gorges de la Jonte, qui sont aussi des lieux de randonnées prisés. Archives - Guilhem richaud

Depuis plusieurs dizaines d’années, la LPO et les parcs naturels travaillent à la réintroduction de différentes espèces. Et aujourd’hui, ces oiseaux sont désormais bien installés et c’est toujours un spectacle magnifique de les observer planer dans le ciel. En suivant le cours de l’eau, on trouvera de nombreuses petites plages. Nous en garderons jalousement certaines pour nous, mais il est facile de trouver des spots intéressants.

C’est notamment le cas de la plage des Basaltes à Mostuéjouls, située à deux petits kilomètres du village de Saint-Pal et qui se love au pied d’un cadre dément.

La plage des Basaltes, à Mostuéjouls.
La plage des Basaltes, à Mostuéjouls. Archives Midi Libre - Jérémy Beaubet

Peyrelade, entre caves et château

Après avoir fait trempette, il est temps de prendre la direction de Rivière-sur-Tarn. En été, voilà encore un village particulièrement prisé des touristes qui pourront prendre le temps de découvrir les caves de Peyrelade, où est affiné le bleu des causses, ce petit AOP au lait de vache, qui s’est taillé une belle place dans le territoire du roi des fromages, le roquefort (au lait de brebis). C’est aussi l’occasion de s’arrêter au château de Peyrelade.

Le château du Peyrelade date du Moyen Âge.
Le château du Peyrelade date du Moyen Âge. Midi Libre archives - GENTIANE GOUBET

Construit au Moyen Âge, il était, à l’époque, l’une des plus importantes forteresses du Rouergue, grâce à la position de son rocher-donjon naturel qui lui permettait de contrôler toute la vallée. Aujourd’hui, la visite permet de découvrir l’histoire du site, son architecture atypique, ainsi que les nombreux travaux de restauration et de fouilles entrepris depuis plus de 30 ans. La visite se termine par l’ascension sur le rocher qui offre un panorama spectaculaire sur le secteur de la vallée et des gorges du Tarn.

Toujours à Rivière, mais un peu plus haut, les caves d’Entre-deux-Monts, une trentaine de caves semi-troglodytes impressionnantes, avec leurs toits de lauze et leurs belles voûtes, sont à découvrir pour comprendre comment au XVIIe siècle, nos ancêtres arrivaient à conserver la production vinicole qui fut un temps très abondante à cet endroit.

Les caves servaient à stocker le vin.
Les caves servaient à stocker le vin. Archives Centre Presse

Paulhe, la cerise en danger

Du vin aux cerises, il n’y a que quelques kilomètres. À Paulhe, toujours le long de la rivière, juste avant d’arriver à Millau, le petit fruit rouge est la spécialité. La vallée du Tarn compte une centaine de producteurs, même si le secteur est en souffrance, accablé notamment par les épisodes météorologiques et par l’arrivée d’un nuisible, la mouche Suzuki. Petit à petit, la mirabelle prend la remplace.

Mais il reste encore des vergers entiers de cerisiers, magnifiques à voir fleuris au printemps  et des fruits à déguster tout l’été.

Les cerisiers sont à voir en fleur au printemps.
Les cerisiers sont à voir en fleur au printemps. Midi Libre archives - EVA TISSOT

Millau, passage sous le viaduc

Passé Millau, où le Tarn reprend, par la force des choses, un environnement plus urbain, la rivière retrouve très vite le vert et la nature, à Creissels notamment, où il est possible de louer une barque chez les Bateliers du viaduc, pour aller admirer la cascade de Creissels (qui est également fortement recommandé d’aller voir à pied, via une petite randonnée de quelques kilomètres seulement depuis le centre du village), mais surtout de se glisser sous le viaduc de Millau. Un point de vue étonnant sur l’édifice, qui permet de prendre la mesure de son immensité.

Passage sous le viaduc, ce géant de béton.
Passage sous le viaduc, ce géant de béton. Midi Libre archives - Guilhem Richaud

De l’autre côté du géant de béton, on retrouve un autre plus beau village de France et de nouvelles caves troglodytes, à Peyre. Ce hameau de la commune de Comprégnac, avec des maisons de pierres claires, s’étire le long d’une falaise abrupte.

La village de Peyre est construit dans la falaise.
La village de Peyre est construit dans la falaise. Centre Presse - José Torres

Les raspes et les barrages

La rivière dérive ensuite en direction de Saint-Rome-de-Tarn, porte d’entrée de raspes. Il s’agit de défilés encaissés et relativement sauvages, où serpente le Tarn domestiqué sous la forme de plusieurs réservoirs dévolus à l’exploitation de l’énergie hydraulique. Ils forment la limite sud du Lévézou et la limite nord du pays Saint-Affricain.

Ce territoire très abrupt présente une faune et une flore exceptionnelles et est parcouru par une multitude de cascades et de ruisseaux et donc aussi des barrages et autres retenues d’eau d’EDF qui produit de l’électricité à partir de l’eau du Tarn. Une eau qui alimente les turbines puis qui est relâchée après la centrale du Pouget dans la rivière pour poursuivre sa route vers la Garonne dans laquelle elle se jettera, après avoir traversé les départements voisins.

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