Aveyron: condamné à de la prison avec sursis pour des violences sur sa compagne et son fils de 9 ans

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  • L'homme de 41 ans a été retenu coupable des violences commises sur sa compagne et son fils de 9 ans.
    L'homme de 41 ans a été retenu coupable des violences commises sur sa compagne et son fils de 9 ans. Archives - Centre Presse Aveyron
Publié le , mis à jour

Un homme de 41 a été condamné devant le tribunal correctionnel de Rodez pour des violences envers sa compagne et son fils et pour menaces de mort répétées.

La compagne du prévenu est sorti du silence en déposant plainte à la gendarmerie de Cassagne-Bégonhès après une énième dispute qui a dégénéré. L'homme de 41 ans a effectué une clé de bras à sa compagne et lui a porté des coups de poing au visage, entraînant une ITT de 7 jours. Désigné comme "jaloux" et "possessif" d'après le rapport psychologique ordonné, le prévenu avait déjà proféré des menaces de mort à plusieurs reprises, instaurant une "terreur quotidienne" dans le ménage.

Lors de l'audition des proches du prévenu, son enfant de 9 ans a révélé aux gendarmes être insulté au quotidien par son père, qu'il se faisait tirer les cheveux et recevait des baffes "jusqu'à ce qu'il tombe". Des faits qui survenaient au moment de superviser les devoirs à domicile, sachant que l'enfant n'était plus scolarisé depuis deux ans et que son père assurait son éducation.

Un véritable "lien à la mort" dans ses propos

Devant le tribunal judiciaire de Rodez, mardi 9 août 2022, il a été question du risque d'exécuter les menaces de mort. "Il y a quelque chose de singulier et d'inquiétant dans ce dossier, c'est l'emprise psychologique de monsieur dans le foyer. Et aussi, ce lien à la mort dans les propos que l'on peut entendre dans les enregistrements, qui fait planer un risque de passage à l'acte", a exposé la procureur. Un risque contesté par l'avocat de la défense, qui a ensuite milité pour que le prévenu ne soit pas coupé définitivement de son fils. "Pendant les auditions, l'enfant a dit à plusieurs reprises qu'il voulait être avec papa et maman". Du côté des victimes, l'avocat de la partie civile a rappelé que "l'ex-compagne et le fils sont plus sereins depuis sa détention provisoire. Ils dorment mieux, ils mangent mieux. Avant, c'était une terreur quotidienne".

Après délibération, l'homme a été condamné à 18 mois d'emprisonnement, dont 13 avec sursis probatoire d'une durée de trois ans. Il a écopé d'une interdiction de rentrer en contact avec sa compagne et son fils, sauf durant les visites médiatisées, mais aussi d'approcher son ancien domicile, celui de sa belle-mère et de la grand-mère, ainsi que l'école de son fils qu'il retrouvera dès le mois de septembre 2022. L'homme de 41 ans doit présenter aussi une obligation de soins.

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