Georges Causse s’éloigne de ses ruches après 50 ans de passion

  • Jadis sur le plateau du Larzac, ses ruches se trouvent désormais sur les hauteursde Creissels. Jadis sur le plateau du Larzac, ses ruches se trouvent désormais sur les hauteursde Creissels.
    Jadis sur le plateau du Larzac, ses ruches se trouvent désormais sur les hauteursde Creissels.
  • George Causse utilise un ancien enfumoir. George Causse utilise un ancien enfumoir.
    George Causse utilise un ancien enfumoir.
  • Prochaine récolte, fin août. Prochaine récolte, fin août.
    Prochaine récolte, fin août. Photos David Ayrinhac
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L’octogénaire va vivre sa dernière récolte et souhaite passer le flambeau à des jeunes.

Le natif du Larzac mène sa dernière croisade, dont l’unique but est de sensibiliser les gens à la vie de ces amies les butineuses jaune et noire. " Depuis le Covid, je vois beaucoup plus de gens sensibles à la nature. J’espère voir des jeunes se lancer dans l’apiculture ", raconte le Millavois de 83 ans à la veille d’arrêter son activité. Transmettre sa passion aux autres, comme l’a fait son mentor Pierre Herail, voici le rôle que veut endosser à son tour Georges Causse.

" Les connaissances que Pierre m’a apprises, tout ce savoir-faire, je veux le partager ", évoque celui qui fut un élève de cet apiculteur aux 800 ruches. Il travaille dans sa miellerie du Monna, avenue de l’Aigoual. Il y fabrique seul son miel, primé plusieurs fois lors de concours. Il suffit de regarder l’homme travailler pour se rendre compte de la symbiose qu’entretient l’homme avec les habitantes de ses ruches. "Je ne me protège pas, les abeilles sont des êtres vivants qu’il faut respecter et alors, tu ne risques rien. Si tu les travailles mal, elles réagiront de la sorte", explique-t-il, sans aucune volonté de se vanter de ne pas utiliser de protection. Une ruche, c’est une véritable société que l’apiculteur connaît parfaitement. "Le rôle de notre métier consiste à travailler pour le bien de cette société. Il y a peu de temps, un monsieur m’a acheté deux ruches sans volonté de les exploiter, ça m’a beaucoup touché", raconte l’amoureux de la nature.

Un rucher école à Millau

Le Syndicat apicole l’abeille de l’Aveyron propose une formation d’un mois à tous ceux voulant s’occuper des abeilles. "Dans le département, on compte 1 000 apiculteurs, amateurs ou professionnels", précise celui qui entretient des liens avec le syndicat. La formation est gratuite, seule condition, adhérer à l’association. Elle promeut le rôle de l’apiculture, voit son nombre d’adhérents en constante augmentation. À la suite de cours pratiques et théoriques, dans lequel le matériel est fourni, les encadrants accompagnent les néophytes dans la constitution de leurs ruches tout au long de l’année.

"Le métier d’apiculteur a un avenir, un futur", conclut Georges Causse qui appuie sur le rôle principal de ces petites bêtes dans notre environnement et sa préservation.

BRAUN Balthazar
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