Sud-Aveyron : le cirque de Boundoulaou, une réserve naturelle à préserver

  • Les randonneurs surplombent le cirque sur leur trajet.
    Les randonneurs surplombent le cirque sur leur trajet. M.C.
Publié le , mis à jour

Le cirque du Boundoulaou est un lieu remarquable du tracé, sur les hauteurs de Creissels, avec une vue imprenable sur le Viaduc.

Arrivé à Millau par le causse noir, le GR© 736 reprend un peu de hauteur au niveau de Creissels. Là, il retrouve un incontournable du coin, pour se hisser sur le plateau du Larzac : le chemin du facteur. Une montée en pente douce, à flanc du causse avant de profiter de la vue sur Millau, Creissels et le Viaduc. Pour la pause photo, l’aire de vision, juste après Brunas, est parfaite. Les parapentes d’un côté et l’édifice où passe l’A75 de l’autre.
Lorsqu’il poursuit sa route le long des corniches du plateau du Larzac, le randonneur tombe nez à nez avec les blocs rocheux volumineux du cirque du Boundoulaou. Une réserve de biodiversité riche et préservée par le Parc naturel régional des grands causses. Après les premières foulées sur le sentier, sur la droite, il ressemble à un gouffre. Au fil des mètres, les promeneurs peuvent l’apprécier avec plusieurs angles de vue. De tout en haut, difficile d’imaginer la richesse du biotope développé quelques mètres plus bas.
Tout d’abord, sa source. En Sud-Aveyron, l’eau du Boundoulaou sert deux communes : Saint-Georges-de-Luzençon, à l’ouest du Viaduc, et Creissels, où se situe la source protégée. Elle offre même une cascade qui tombe dans un bassin bleuté, où sa température fraîche fut longtemps appréciée des baigneurs, avant que l’accès n’en soit interdit, comme cela est mentionné sur l’affichage positionné sur le sentier qui mène au bassin. « On y a retrouvé plusieurs fois des tags sur les murs, les clôtures cassées », détaille Didier Cadaux, maire de Saint-Georges-de-Luzençon qui a déposé une plainte. Les fluides qui alimentent le bassin sortent des nappes phréatiques du Larzac. « Pour l’instant, elle n’est pas en danger, affirme l’édile saint-georgien. On n’a pas de pénurie d’eau sur la commune. » Le long des ruisseaux, les cascades de tuf, une roche poreuse de faible densité, y sont aussi remarquables. Elles ont été créées par des dépôts calcaires des eaux sorties des nappes.

La grotte, nid des chauves-souris

Puis, c’est au cœur de la roche que tout se passe. Dans la grotte, un temps équipée d’une échelle puis, victime de son succès, laissée nue pour la préserver. Aujourd’hui, son accès est limité du 1er mars au 30 octobre pour prendre soin des chauves-souris. Il s’agit de leur période de reproduction et leur développement sur le territoire est observé par le PNR des grands causses.
En 2019, ses agents révèlent d’ailleurs une baisse de la population. « Le seul site à voir la population baisser autant et on ne sait pas pourquoi », témoigne Laure Jacob, chargée de mission milieux naturels, faune et flore au Parc naturel régional des grands causses. Un panneau informatif a depuis été implanté à l’entrée du site pour sensibiliser les visiteurs.
Sur les 34 espèces recensées en France, « ce gîte essentiel est fréquenté toute l’année par le minioptère de Schreibers, le petit et le grand murin ainsi que le petit et le grand rhinolophe », détaille le PNR. En France, toutes les espèces de chauve-souris sont protégées.

Classé parmi les zones Natura 2000 du Parc

Pour les races sud-aveyronnaises, le lieu classé parmi les zones Natura 2000 du Parc, représente un intérêt particulier. « La grotte est de première importance pour leur conservation puisqu’on y trouve une des colonies les plus importantes du Sud-Ouest », décrit l’instance.
De retour sur terre, à la surface du causse, au niveau des chevilles des randonneurs, sur les bords du GR©, 400 espèces végétales ont été recensées sur la zone classée. Thym, lin de Léo, azurite font partie des végétaux présents le long du chemin. Des cavités à sa surface, le Boundoulaou « revêt une importance régionale de premier ordre par la qualité des milieux et la diversité des espèces animales et végétales », décrivent les agents du PNR. Un puits de biodiversité, avant de passer sous l’A75 et de rejoindre l’altitude du lit du Tarn en face de Peyre, en direction de Saint-Rome-de-Tarn, sur la Voie verte du viaduc de Millau.

Et si vous voulez y aller…

Après l’ascension par le chemin du facteur, une fois arrivé sur le site de Brunas, un point d’eau potable se cache. Situé derrière la buvette fermée, se trouve un robinet, caché au milieu des buis, utile les jours de fortes chaleurs.

Pour partir de Creissels, le parking est possible directement dans la commune, devant la salle des fêtes. Le sentier traverse ensuite le village avant de toucher les premiers flancs du Larzac. Découverte.

Maxime Cohen
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