Aveyron : quand l’industrie lourde du bassin decazevillois s'abreuvait d'eau sans compter

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  • En un autre temps, les usines de la zone du Centre, à Decazeville,  avec son grand réservoir à eau.
    En un autre temps, les usines de la zone du Centre, à Decazeville, avec son grand réservoir à eau.
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La sécheresse que nous vivons rappelle que l’épopée industrielle du Bassin avait besoin de beaucoup d’eau.

L’eau est tellement présente autour de nous que nous n’y prêtons guère attention, notamment sous nos latitudes. Mais, les périodes de sécheresse auxquelles nous sommes confrontées depuis la fin du siècle dernier interpellent tout un chacun, cet élément naturel qui paraissait inépuisable se fait rare, devient précieux et fragile.

Quand était-il avec l’avènement de l’industrie lourde, au milieu du XIXe siècle ? Les entreprises avaient un gros besoin d’eau. En effet, l’aqua simplex était indispensable pour le fonctionnement des machines à vapeur, des usines en général, et pour le lavage du charbon. Les sécheresses ont toujours existé, même si elles étaient moins fréquentes. Aussi, les grands industriels de l’époque et leurs ingénieurs ont rapidement étudié les possibilités pour stocker de l’eau afin d’assurer la productivité.

Tout a débuté à Firmi, avec les premiers hauts-fourneaux et la création d’un bassin, alimenté par le Riou Mort et le Saltz. Un petit barrage avait été même érigé sur le Saltz, un kilomètre en amont. Puis, avec la création des usines à Decazeville, il fut creusé un grand réservoir, alimenté par le Riou Mort, que l’on peut voir au premier plan sur la photo. Dans la même veine, les eaux pluviales et le bassin sur l’Enne ont permis aux forges du Gua de fonctionner.

Stations de pompage sur le Lot

Au début des années 1870, est confectionné un centre de pompage, à Bouquiès, qui alimenta en eau les usines de la zone du Centre de manière plus sûre. Le même procédé fut créé à Roquelongue, pourvoyant en eau les mines de Campagnac et d’Aubin. Les communes du Bassin profitèrent donc de cette eau potable pour leur usage, avant bien d’autres localités aveyronnaises.

Qui dit industrie, dit eau à proximité. Citons encore le laminoir de la Vieille-Montage, à Penchot, qui utilisait la force hydraulique du Lot pour faire tourner une partie de ses machines. L’usine des Tannins demandait elle aussi de l’aqua simplex pour travailler ses cuirs.

Autres besoins en eau, à la Découverte, où l’on arrosait les pistes pour diminuer la poussière soulevée par les camions, et, bien sûr, au criblage.

Aux grandes heures de la révolution industrielle, la gestion de l’environnement ne tracassait pas trop les grands entrepreneurs (le Riou Mort et le Lot, entre autres, ont été pollués). Comme héritage aquatique de cette époque (1828-1987), nous avons différents bassins et lacs. Des cours d’eau ont été modifiés et certaines sources tarirent, notamment les eaux thermales de Cransac.

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D.L.
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