Incendie du Sud-Aveyron : la pluie vient en aide aux pompiers et fixe le feu

Abonnés
  • La pluie s’est abattue sur la vallée du Tarn en début d’après-midi.
    La pluie s’est abattue sur la vallée du Tarn en début d’après-midi. Photo Maxime Cohen
Publié le

Des fortes pluies ont aidé les pompiers dimanche après-midi à fixer le feu qui était violemment reparti samedi sur le causse de Sauveterre. Depuis lundi, 1 300 hectares de végétation ont brûlé.

La nuit, puis la journée de dimanche ont été fortes en émotions pour les pompiers de l’Aveyron et d’ailleurs. D’abord après la violente reprise face à laquelle ils ont été impuissants, samedi dans l’après-midi. Une saute de feu inattendue a ravivé un brasier immense sur les hauteurs de Comayras. Après les épaisses couches de fumée et le pyrocumulus créé, 600 sapeurs pompiers sont de nouveau sur le pont pour traiter d’immenses flammes. Ils se positionnent notamment à Vors, lieu-dit aveyronnais où sont implantées des maisons. "On l’a défendu et sauvegardé", souffle, éreinté, le commandant Buchet de la caserne de Millau.

Avec ses équipes, il a passé la nuit de samedi à dimanche sur ce point chaud. Objectif atteint, les bâtisses sont toujours debout, au milieu d’une forêt dévastée. "Seule une cabane de chasseur a été détruite", admet-il. Pas de pertes humaines non plus, aucun pompier ne sort blessé de cette intense nuit. Du côté du cirque de Saint-Marcellin, il en est de même. Les pentes sont raides et auraient mérité un appui aérien, impossible en pleine nuit. Au lever du soleil, toutes les équipes n’espèrent qu’une chose : la pluie. Elle arrive, sur les coups de 6 h du matin. Trop faible néanmoins pour atténuer la violence des flammes (2 millimètres d’eau environ).

Avec le soleil, l’hélicoptère, seul moyen aérien engagé hier, s’y colle. Dans les gorges du Tarn, il enchaîne les allées et venues dans le cirque de Saint-Marcellin. Avec 35 largages en matinée et 18 l’après-midi, il noie les foyers actifs. Le feu ne descend pas très bas et n’atteint pas les habitations troglodytiques. De même un peu plus bas, en aval du Tarn, à Eglazines.

Un dispositif allégé

Le bruit de l’orage remplace celui de l’hélicoptère vers 14 h. Les nuages, gorgés d’eau recouvrent la vallée du Tarn sous les yeux de personnels remplis d’espoir. Des trombes s’abattent (enfin) sur le causse, accompagnées de vents forts. Elles noient la terre et terminent le travail bien entamé par les différentes colonnes engagées. "Il y a eu un boulot important effectué en début d’après-midi, souligne la capitaine de l’État-Major, Florence Marie. L’orage a permis d’humidifier le sol et de terminer ce qui avait été entrepris."

Une heure après les premières gouttes, le ciel se dégage de nouveau et offre des perspectives plus optimistes. Non loin de Vors, théâtre du combat des pompiers millavois, quelques fumerolles et petites flammes sont visibles sur les souches. Par endroits, la fumée recouvre le sol mais les signaux sont au vert. Aux Bombes, où le poste de commandement est installé quelques kilomètres plus loin, la capitaine de l’État-Major est formelle : "Le feu est fixé", annonce-t-elle en fin d’après-midi.

Quelques équipes, notamment venues du Var commencent à plier bagage. "Petit à petit, nous allons désengager des moyens, détaille-t-elle. Demain (aujourd’hui, NDLR), 200 pompiers devraient rester en surveillance." Au plus fort de la crise, ils étaient 600 en simultané sur le terrain. Malgré tous leurs efforts, 1 300 hectares du causse de Sauveterre ont subi les flammes depuis lundi dernier. Après une semaine de combat, le bout du tunnel apparaît enfin.

Cet article est réservé aux abonnés
Abonnez-vous pour en profiter
à partir de 1€/mois, sans engagement
  • Tous les articles en illimité sur le site et l'application
  • Le journal en version numérique dès 23h15 la veille
  • Publicités limitées
Voir les commentaires
Réagir
Vous avez droit à 3 commentaires par jour. Pour contribuer en illimité, abonnez vous. S'abonner

Souhaitez-vous recevoir une notification lors de la réponse d’un(e) internaute à votre commentaire ?