Le Millavois Étienne Miollan joue les inspecteurs pour les tournages de films et de séries

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  • Le Millavois Étienne Miollan part, notamment,  à la chasse aux trésors pour les équipes de tournage.	DR
    Le Millavois Étienne Miollan part, notamment, à la chasse aux trésors pour les équipes de tournage. DR
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Régisseur et repéreur dans le milieu de l’audiovisuel, le quadragénaire installé à Toulouse  part à la chasse aux lieux de tournage dans le sud de la France.

Lors du tournage d’un film, d’une série, d’une publicité, le régisseur est "le ciment souple qui unit tous les postes pour que tout le monde aille dans la même direction". Tel est le rôle d’Étienne Miollan, un Millavois de 46 ans qui sonde les tournages dans le grand sud depuis une quinzaine d’années. C’est à lui qu’on confie les solutions d’hébergement des équipes et des acteurs, les locations de véhicule, les rapports avec les autorités… mais aussi les repérages pour mettre la main sur le lieu idéal qui servira de décors au projet.

"Quand le réalisateur entre en contact avec moi, il me confie le scénario. Et là, je le dépouille, je l’assimile, je cherche tous les indices possibles qui pourraient me guider dans ma chasse au trésor". Seul avec sa voiture pour destrier, Étienne Miollan embarque alors dans une grande aventure sur les routes et dans les villages pour trouver le futur lieu de tournage. "À chaque film, c’est une nouvelle histoire. Je me rends dans des lieux où je dois nouer le contact, discuter, rencontrer des gens… Je peux m’asseoir au bar et me renseigner sur le coin dans lequel je me suis arrêté. J’ai l’impression d’avoir un rôle d’inspecteur !"

Un métier qui a un aspect itinérant et qui lui permet également de retourner en terres aveyronnaises. Il y a quelques années, Étienne Miollan a trouvé une ferme à Saint-Amans-des-Cots qui a donc accueilli des scènes du film "Confession d’un meurtrier" de Bruno Reidal. Une œuvre qui s’inspire d’un véritable fait divers, un homicide commis au début du XIXe siècle du côté d’Aurillac, et qui a été présentée lors de la Semaine de la Critique à Cannes.

"Je m’occupe de contacter les propriétaires, à l’occurrence ici c’était une ferme mais une jolie maison peut aussi me taper dans l’œil pour d’autres projets ! Et c’est toujours un peu particulier pour les gens quand je leur propose de faire venir un énorme remue-ménage chez eux ! C’est un bazar organisé, mais on peut compter parfois une quarantaine de personnes. Là encore, mon rôle est de rassurer les propriétaires, de négocier avec eux, et de faire en sorte que tout se passe pour le mieux, et pour tout le monde. Le régisseur est le trait d’union entre le monde du tournage et le monde qui nous accueille".

De l’histoire au cinéma

Étienne Miollan ne se destinait pas forcément au cinéma au départ. Fils d’un père vétérinaire, il a grandi à Réquista avant d’entamer son "premier grand voyage" hors du Ségala jusqu’au lycée Foch de Rodez. Puis c’est à Albi qu’il a commencé ses études en histoire, à Toulouse qu’il a poursuivi sa maîtrise… avant de dévier vers la communication avec une option en production audiovisuelle. Le déclic s’est fait ici, et Étienne Miollan a fait ses premières armes en tant qu’assistant de production à Toulouse. "Quand j’ai commencé à être un peu lassé par le côté administratif du métier, j’ai eu une opportunité pour faire du repérage. J’étais tout jeune, donc j’ai trouvé seulement un petit décor ! Mais ça a débuté comme ça".

Aujourd’hui, ils sont une quinzaine entre Toulouse et Montpellier à appartenir à la base de données de la structure Occitanie Films, et à pouvoir être contacté par des équipes de productions pour trouver des lieux de tournage. Parole de connaisseur : l’Aveyron possède un bon potentiel cinématographique ! "On y trouve de grands espaces avec des visuels assez dingues. Il y a des décors variés du nord au sud. Et de très beaux villages aussi".

Jean-Pierre Bacri : la belle rencontre

Si le métier de repéreur demande à se creuser la tête seul, il est fait de bien des rencontres. Un "rêve d’enfant" s’est même réalisé pour Étienne en travaillant en tant qu’assistant-régisseur avec l’acteur et scénariste Jean-Pierre Bacri. "Ça remonte à 13 ou 14 ans. On tournait un film policier, dans la neige. Vraiment, c’était une belle rencontre. En fait, j’en ai connu plein, avec des gens moins célèbres mais tout aussi chouettes ! C’est un métier humain, où je peux discuter avec tout le monde".

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Nicolas Drusian
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