Originaire de Coubisou, Quentin Noël assouvit sa passion pour les oiseaux sur la base de Villacoublay !

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  • Engagé dans l’armée de l’air, membre du service de prévention du péril animalier sur la base militaire de Villacoublay, le jeune Quentin Noël, né à Rodez en 1998 et originaire de Coubisou, a pour mission de "faire peur  aux animaux sur la piste", avant chaque décollage et atterissage. Pour ce faire, il dispose de deux types d’oiseaux : les buses de Harris et les faucons pèlerins. Engagé dans l’armée de l’air, membre du service de prévention du péril animalier sur la base militaire de Villacoublay, le jeune Quentin Noël, né à Rodez en 1998 et originaire de Coubisou, a pour mission de "faire peur  aux animaux sur la piste", avant chaque décollage et atterissage. Pour ce faire, il dispose de deux types d’oiseaux : les buses de Harris et les faucons pèlerins.
    Engagé dans l’armée de l’air, membre du service de prévention du péril animalier sur la base militaire de Villacoublay, le jeune Quentin Noël, né à Rodez en 1998 et originaire de Coubisou, a pour mission de "faire peur aux animaux sur la piste", avant chaque décollage et atterissage. Pour ce faire, il dispose de deux types d’oiseaux : les buses de Harris et les faucons pèlerins.
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Engagé dans l’armée de l’air, ce militaire de 24 ans est fauconnier sur le site de la banlieue parisienne, où il est ainsi rattaché au service de prévention du péril animalier (SPPA).

Quel est le point commun entre Le Puy du Fou, Rocamadour, Beaucens ou encore Chauvigny ? La réponse pourrait être que le Tour de France cycliste y fait régulièrement étape. Mais, pour Quentin Noël, le plaisir éventuel de fréquenter ces sites de Vendée, du Lot, des Hautes-Pyrénées et de la Vienne est ailleurs. Ce sont ainsi des hauts lieux, de sacrées références même, de spectacles de rapaces à travers l’Hexagone. Et il a eu l’occasion d’en découvrir quelques-uns, l’été, en vacances, pour assouvir son intérêt pour les oiseaux.

Mieux, de sa passion, il en a fait son métier. Il est, en effet, fauconnier. Non pas pour divertir les touristes et/ou les visiteurs mais dans "une entreprise d’effarouchement". Il travaille au sein du service de prévention du péril animalier (SPPA) sur la base militaire de l’armée de l’air de Villacoublay, située à cheval sur deux départements, Yvelines (78) et Essonne (91), au sud-ouest de Paris. Ce n’est certes pas le cœur de sa profession mais "le boulot secondaire prioritaire" de ce jeune militaire est de "faire peur aux animaux sur la piste".

"Tous les jours, nous recevons le plan des vols du lendemain et nous intervenons trente minutes avant chaque décollage et chaque atterrissage, détaille l’intéressé. Nous chassons aussi bien les lapins, les renards, que la famille des aviaires, les faucons pèlerins en particulier". Cette attention toute particulière est liée au fait que cet aérodrome militaire est utilisé, notamment, pour les évacuations sanitaires, tout en étant la base présidentielle réservée aux déplacements en avion du président de la République et au Premier ministre.

Pour mener à bien ces opérations quotidiennes, Quentin Noël dispose de deux types d’oiseaux : les buses de Harris pour "les bas vols" et les faucons pèlerins qui sont "des oiseaux de haut vol". Il explique comment s’effectue le choix : "Les premières sont avec nous dans le 4x4 et partent du véhicule pour fondre sur leur proie. Soit elles la ramènent, et on fait "le change" contre un morceau de nourriture, soit elles la font fuir et elles ont aussi leur récompense. Les deuxièmes sont sur notre poing, au milieu de la piste, et s’envolent pour chercher des courants thermiques, se retrouvant à 4 ou 500 mètres d’altitude. Ils volent entre cinq minutes et une heure avec l’objectif d’effaroucher une grande zone".

"J’ai tout appris sur la base, reconnaît le militaire. J’avais certes des connaissances sur les rapaces et sur les oiseaux en général, mais ce n’était pas suffisant. L’apprentissage de la manipulation s’est fait ici, sur le tas. Aujourd’hui, je suis clairement dans mon élément, je pourrais faire ça toute ma vie". En piste à Villacoublay depuis le mois de mai 2020, il a des contrats d’un an en tant que volontaire, et il attend avec impatience des départs pour signer un contrat de technicien de l’air, valable entre quatre et cinq ans. Son tour pourrait venir bientôt...

Marché de pays à Bercy, folklore, banquet...

Comme il devrait être concerné, très prochainement, par des opérations extérieures de quatre mois au Tchad. Sans les oiseaux. "Il n’est pas possible de les transporter, souligne-t-il. Du coup, nous avons d’autres méthodes, que nous utilisons également à Villacoublay". Il s’agit de haut-parleurs, qui produisent des cris d’alarme, pour une intervention acoustique, de trois armements pyrotechniques (des pistolets avec de petites fusées crépitantes pour des oiseaux à moins de 90 mètres, des fusées explosant à 200 mètres d’altitude avec un gros "boum" de 150 décibels, ou enfin le fusil de chasse, un calibre 12). Il dispose aussi, depuis peu, d’un faisceau laser très puissant.

Né à Rodez, en 1998, originaire de Coubisou, Quentin Noël a visiblement trouvé sa voie. Il l’a pourtant cherchée un moment car il a commencé par un bac pro et un BTS commerce. "Depuis tout petit, j’adore la nature, et plus particulièrement les oiseaux, assure-t-il. Au départ, je voulais me lancer dans des études d’ornithologie, puis de gestion du milieu naturel". Il est rentré, finalement, dans l’armée de l’air. Grâce à sa copine.

Il raconte : "Elle était en stage en clinique vétérinaire et a rencontré mon chef actuel pour les soins d’un faucon. Il lui a gentiment proposé de visiter la fauconnerie. Elle m’a fait la surprise plus tard et c’est comme ça que j’ai pris contact". Il a fini ses études, avant de retourner à Villacoublay pour passer les tests (physiques, entretiens de motivation...) et recevoir "la bonne nouvelle". S’il rentre régulièrement au pays, il est "très investi" dans le milieu aveyronnais de la capitale : marché de Bercy en octobre au pied de L'Oustal (où il n'hésite pas à passer derrière le bar), folklore à la Bourrée de Paris, banquet de l’amicale de Cabrespine...

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Rui Dos Santos
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