Fumées dans l'avion du Raf : récit d'un vol où les passagers ont eu la peur de leur vie

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  • Pierre-Olivier Murat s'est dit très choqué après l'incident d'avion.
    Pierre-Olivier Murat s'est dit très choqué après l'incident d'avion. Centre Presse - Jean-Louis Bories
Publié le , mis à jour

Alors que le Raf se rendait vendredi matin à Guingamp pour jouer son septième match de la saison de Ligue 2, l’avion dans lequel il se trouvait a connu un problème au niveau du moteur, provoquant ainsi de grosses fumées dans l’appareil.

Le Rodez Aveyron football ne s’attendait sûrement pas à vivre une telle matinée… Tout avait pourtant commencé normalement. Aux alentours de 9 h 30, les joueurs, le staff et la direction du club ont décollé de l’aéroport de Rodez depuis un avion affrété par la société Amelia. Mais un problème est très vite survenu. Une situation rare et très préoccupante. « Après 12 ou 15 minutes de vol, on a commencé à sentir une grosse odeur de brûlée. Très rapidement, il y a eu une épaisse fumée dans l’habitacle de l’avion. Il y avait tellement de fumée que je ne voyais pas plus loin que quatre rangs derrière moi », rapporte le président du club aveyronnais, Pierre-Olivier Murat, qui se trouvait alors dans l’appareil. Rien ne laissait pourtant présager qu’un tel problème allait arriver, puisque selon lui, « c’était très soudain. Ça s’est passé en une minute ».

A lire aussi : Fumées dans l'avion du Raf : "Ça s'est passé en une minute" raconte le président Pierre-Olivier Murat

Du linge mouillé sur le visage

Très vite, le personnel de la compagnie Amelia a pris le problème au sérieux et a donné ses premières consignes de sécurité : « Il y avait une épaisse fumée qui sentait très fort, donc on nous a dit de mettre du linge mouillé sur notre visage pour respirer et se protéger. L’équipage a fait ce qu’il fallait je pense. L’hôtesse nous a donné les bonnes consignes, et on les a respectées ».

Si tous les passagers du vol sont restés plus ou moins calmes dans cette situation très critique, l’angoisse régnait chez chacun d’eux. « Tout le monde était très choqué, car c’était vraiment impressionnant. Ce n’est pas quelque chose d’habituel. Franchement, moi je prends l’avion trois ou quatre fois par semaine, et je n’ai jamais vu ça. On a eu la peur de notre vie », avoue le président du Raf.

Du côté du cockpit, en revanche, il n’y avait pas de place pour les craintes. Mais des vies à sauver. Alors, le pilote a décidé de reprendre la direction Rodez, afin d’atterrir là où il avait décollé quelques minutes auparavant : « On a très rapidement fait demi-tour. Et heureusement, ça s’est bien terminé », a déclaré « POM » quelques heures après que l’avion s’est posé sans encombre à l’aéroport ruthénois.

A lire aussi : Fumées dans l'avion du Raf : "Un incident plus impressionnant que dangereux", assure le PDG d'Amelia

« Les joueurs n’étaient pas en état de jouer à Guingamp »

À la mi-journée, une question était en suspens. Quid du match Guingamp-Rodez qui devait se jouer samedi soir pour le compte de la septième journée de Ligue 2 ? Si le Raf voulait absolument disputer cette rencontre en temps et en heure, la seule option entre ses mains était de prendre un nouvel avion dans la foulée. La durée d’un trajet par la route et par les rails étant bien trop importante. Une éventualité bien évidemment « impossible », pour Murat et son équipe, qui étaient « en état de choc et pas en mesure de reprendre l’avion immédiatement ». Des joueurs qui n’étaient pas, non plus, en capacité psychologique de se présenter sur le rectangle vert et d’être à 100 % concentrés sur un match de football. « Il faut qu’on gère d’abord le stress qu’ils ont eu », a expliqué celui qui est à la tête du club depuis 2006.

Vers un report de la Ligue ?

Alors, qu’adviendra-t-il du sort de cette partie ? Deux possibilités sont aujourd’hui entre les mains de la LFP : reporter le match à une date ultérieure, ou le donner perdant au Raf, qui ne s’est pas rendu au stade. Une option, certes, cruelle, puisque Rodez n’est en rien responsable de cette situation, mais qui reste possible. Pierre-Olivier Murat ne veut, cependant, pas croire une seule seconde en cette éventualité : « Ce n’est pas de notre fait, donc je ne pense pas qu’on nous donne match perdu. Ça vient d’arriver, donc il faut que la Commission des Compétitions se réunisse, mais ce sera un report. À la Ligue, tout le monde est intelligent ».

Une décision qui devrait aller dans le sens des dires du président aveyronnais, puisque l’adversaire breton du Raf ne semble pas vouloir demander le gain des trois points administrativement : « Guingamp est un club propre. Ils comprennent la situation. Si ça leur était arrivé à eux, j’aurais aussi compris ».
Habituellement, lorsqu’un match est reporté pour des raisons extra-football, il l’est le lendemain. Mais dans ce cas précis, les instances de la Ligue ne devraient se réunir que dans les prochains jours, ce qui élimine la possibilité de voir Guingamp-Rodez se jouer cet après-midi.

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