Football - Mercato : le grand chambardement à Rodez

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  • Cette année, le Raf a revu sa stratégie sur le mercato.
    Cette année, le Raf a revu sa stratégie sur le mercato. Centre Presse - JLB
Publié le , mis à jour

L’effectif de Rodez a connu de nombreux changements au cours du marché des transferts estival.

Le Rodez Aveyron football s’est-il renforcé ou s’est-il affaibli à l’occasion du marché des transferts estival, qui a fermé ses portes jeudi soir ? La fin des emplettes suscite ces traditionnelles questions, pour laquelle il faudra encore patienter avant d’avoir des réponses définitives. « On pourra dire qu’on s’est renforcé si on est encore en Ligue 2 la saison prochaine », a balayé Laurent Peyrelade, l’entraîneur. Mais en attendant de connaître le verdict sportif, l’activité du Raf lors du mercato permet de dégager quelques tendances fortes.

Un renouvellement important

Les supporters ruthénois qui se sont tenus éloignés durant trois mois de l’actualité de leur club préféré ont de quoi être perdus. Depuis la fin de la saison dernière, l’effectif sang et or a été modifié de manière drastique. Au point que mardi, face à Metz (1-4) - son dernier match en date en raison du report du déplacement à Guingamp samedi après un incident de vol -, seuls trois joueurs du onze de départ comptaient plus d’une saison complète au sein de l’équipe première aveyronnaise.

Avec 13 arrivées et 12 départs, l’été a ressemblé à un grand chassé-croisé, donnant au domaine de Vabre des allures de viaduc de Millau le week-end du 15 août. Le club du Piton n’a jamais connu une telle activité au niveau des transferts dans son histoire, ce qui est probablement une conséquence de sa persévérance dans le monde professionnel, lui qui débute sa quatrième saison consécutive en Ligue 2.

La fièvre acheteuse se justifie par la volonté de renforcer un groupe maintenu de justesse la saison passée, ce qui avait fait naître l’envie de prendre un nouveau gardien titulaire et de muscler le secteur offensif. C’est pour cette raison que les dirigeants ont fait venir Sébastien Cibois, l’ancien portier de Brest, ainsi que les attaquants Joseph Mendes, Nikoloz Kutateladze, Jung-Bin Park et Andy Pembélé. Il a aussi fallu remplacer les départs, bien nombreux entre les joueurs sur qui le club ne comptait plus (Marc Vidal, Alan Kérouédan, Enzo Zidane, Malaly Dembélé), les anciens titulaires devenus indésirables (Pierre Bardy et Jordan Leborgne) et les tauliers partis pour des challenges jugés plus attractifs (Julien Célestine, Adilson Malanda et Johann Obiang). « Et encore, on aurait pu en perdre plus, car il y a eu des offres pour d’autres joueurs, a précisé Laurent Peyrelade. Il ne faut pas perdre de vue que tous nos jeunes sont susceptibles d’être sollicités s’ils sont exposés et que ça se passe bien. »

De l’expérience en plus

Outre la quantité, le recrutement du Raf innove sur un autre point : l’arrivée de joueurs d’expérience. Alors qu’il avait surtout tendance à tenter des bons coups dans les divisions inférieures, le club du Piton est cette fois aller débaucher des nouveaux qui ont déjà un vécu du haut niveau. Éric Vandenabeele, Akim Abdallah, Antoine Valerio ainsi que Joseph Mendes évoluent depuis plusieurs saisons en L2, tandis que Sébastien Cibois était remplaçant à l’étage supérieur. Ayman Abdennour s’est fait connaître en L1 avec Toulouse, Monaco et Marseille ainsi qu’en Espagne (Valence). Il a même un passé en Ligue des champions (11 matches) inédit pour un joueur de Rodez. Quant à Jung-Bin Park, il a connu des championnats professionnels en Allemagne, au Danemark et en Suisse. Ces nouveaux n’étaient pas tous titulaires précédemment, mais au moins ils n’auront pas à découvrir le haut niveau en même temps que leur nouveau club.

Par ailleurs, les sang et or ont aussi pris des jeunes, avec six joueurs de 21 ans ou moins. « Ce n’est parce qu’on prend un joueur qu’il est opérationnel pour évoluer en L2, a nuancé l’entraîneur. On est aussi là pour bâtir, pour former. »

Un recrutement tardif

Plus de monde, plus d’expérience mais aussi plus tardif. Habituellement très avancé au moment de la reprise de l’entraînement, le recrutement ruthénois s’est cette fois étiré jusqu’à la fin août. La conséquence de la volonté de prendre des éléments d’expérience, pour qui le Raf ne consiste pas toujours le premier choix, et de départs non prévus. Avec comme incidence le fait que l’équipe est encore à la recherche de repères, après un mois de compétition.

Un effectif nombreux

Avec sept défenseurs centraux (dont Amiran Sanaia, qui n’a pas joué depuis près d’un an), cinq pistons, six milieux axiaux et huit attaquants ou milieux offensifs, Laurent Peyrelade dispose d’un effectif pourvu en quantité. Il peut même compter sur des profils variés devant, afin de lui offrir la possibilité d’évoluer dans plusieurs systèmes. Reste désormais à savoir si ce groupe sera suffisamment armé pour obtenir un nouveau maintien en Ligue 2.

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